Les travaux de réhabilitation de la voirie urbaine de Bafoussam sont enfin perceptibles sur la principale artère du centre urbain, la nationale n°6 (route Bafoussam-Bamenda). Depuis le 16 novembre 2009, l’entreprise Ketch qui a été retenue pour réaliser ce projet, est sur la brèche. Les engins du génie civil procèdent au décapage de l’ancien bitume. « Nous préparons la plate-forme de la couche de fondation du nouveau bitume. On procédera ensuite à la pose des caniveaux. Au vu de la grande mobilisation de l’entreprise, les travaux pourront s’achever le 15 juin 2010 », confie une source autorisée de la structure. Le coût des travaux est de 1 401 182 492 Fcfa, financés par le Fonds routier 2008-2009.
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Il faut relever que la restauration et la modernisation de la voirie urbaine de Bafoussam se déroulent dans un contexte où la société civile se veut regardante dans le processus de construction de bonnes routes dans la ville. Le 11 novembre 2009, la coordination régionale de Dynamique citoyenne (réseau d’associations pour la gouvernance locale et la décentralisation) qu’assure la ligue des droits et libertés basée à Bafoussam, a organisé un atelier de réflexion sur la réhabilitation de cette voirie. L’initiative qui a bénéficié de l’appui de l’Union européenne (UE) a connu la participation des représentants des délégués régionaux des ministères du Développement urbain et de l’habitat (MINDUH) et des Travaux publics; les représentants des organisations de la société civile. Au cours des travaux, le directeur exécutif de la ligue, Charlie Tchikanda, a déclaré : « nous allons essayer de mener un plaidoyer, lobbying auprès des pouvoirs publics pour qu’ils nous construisent des bonnes routes ; ceci rentre dans le devoir régalien de l’Etat. Autant nous allons sensibiliser les populations pour les amener à s’impliquer dans l’entretien de ces routes. Dynamique citoyenne se trouve au cœur des questions de gouvernance des politiques publiques liées à la gestion financière, au suivi physico-financier des réalisations de l’Etat ».
A en croire Emmanuel Njifenji, assistant plaidoyer, une action citoyenne est utile pour que les décideurs publics cessent de passer souvent des marchés de construction des routes aux entreprises sans être sûrs que ceux-ci ont la capacité, l’expertise et la qualité pour le faire. « Il faut que ceux-ci ouvrent des brèches pour permettre à la société civile et aux bénéficiaires d’être souvent en amont des initiatives. Ceci pour souvent anticiper sur la qualité des travaux qui ont souvent été réalisés dans nos villes. L’Etat devrait se débarrasser de cette logique qui voudrait qu’on attribue des marchés pour des raisons politiques. Qu’on passe à l’étape de l’attribution des marchés sur des critères d’efficacité, c’est-à-dire de l’outillage nécessaire dans l’exécution des travaux. L’Etat a des éléments pour faire ce suivi. »
Le propos mérite quelque attention quand on sait que le marché passé avec l’entreprise Eecom pour l’entretien du tronçon Monument Wanko-carrefour auberge-carrefour Biao-Descente Akwa-Descente Famla a été résilié le 19 janvier 2009, pour défaillance technique de cette entreprise à réaliser les travaux. Dès lors, une autorisation de gré à gré a été accordée au Minduh le 20 mars 2009 par le Premier ministre, à l’effet de conclure un marché avec l’entreprise Equatorial business and Marketing pour l’achèvement des travaux. L’ordre de service provisoire prescrivant le démarrage des travaux a été notifié le 8 avril 2009. Le montant du marché est de 448 948 430 Fcfa.





