C’est effectif. Le journal Le Messager a lancé les festivités de son trentième anniversaire dans la ville de Bafoussam. On se souvient que c’est dans cette ville en 1979 que Le Messager sortait pour la première fois de l’imprimerie pour les kiosques. Pius Njawé en a voulu ainsi, comme une sorte de « retour aux sources », question d’aller témoigner sa reconnaissance à cette ville, malgré les oppositions et toutes les difficultés qui l’ont conduit à s’installer dans la ville de Douala. Prévue pour 9 heures samedi dernier, c’est finalement à 12 heures que la conférence va débuter. Ce retard est dû au fait que le directeur de publication du journal est d’abord parti enterrer son neveu qui habitait chez lui et qui est mort des suites d’un choc accidentel. Ce n’était pas facile d’enterrer un fils, et célébrer ensuite un évènement. Mais le moral rude à toute épreuve qu’on lui connaît lui a permis de tenir le coup et se plier aux exigences nouvelles qu’imposait cette conférence de presse aux allures d’une cérémonie de remise des awards et où les questions étaient plutôt posées par les lecteurs du journal et non par les journalistes comme on en a coutume.
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Comme on s’y attendait, Pius Njawé a rappelé le contexte historique qui a permis la création du journal Le Messager. Ce rappel historique a trouvé du répondant dans la salle avec la présence de Philippe Tankou, l’imprimeur qui façonna la première édition du journal. « On s’est rappelé comme pour rire comment j’avais été séquestré dans son bureau ce jour-là. », se souvient le directeur de publication du journal Le Messager. Le journal avait alors été presque « confisqué » par l’imprimeur. Ce qui, avec certains reculs, augurait déjà des moments difficiles que traverserait le journal. Cette cérémonie de Bafoussam s’est poursuivie par une fête populaire à la place du gouvernement où plusieurs personnes ont célébré avec Le Messager ses 30 ans de résistance et de combat pour les libertés, la démocratie et la lutte pour la justice sociale.
Récompenses méritées
Pour ce trentième anniversaire, l’occasion a été donnée au journal Le Messager de dévoiler le lauréat du prix « Le Messager pour la liberté de la presse », décerné tous les 10 ans depuis 1999 et dont Frederico Mayor Zaragoza, alors directeur général de l’Unesco de 1987 à 1999 a été le premier lauréat. Ce prix a été décerné à l’Organisation internationale de la francophonie, Oif, à ne pas confondre avec son Secrétaire général. Pour le comité de récompense, les raisons qui ont conduit à ce choix sont simples. « Depuis près de 11 ans, cette organisation a créé un fonds d’aide à la presse écrite du Sud. Ce fonds a contribué au fil des années à maintenir en vie les entreprises de presse qui en font bon usage, dans un contexte économique particulièrement difficile pour ces entreprises qui sont confrontées à toutes sortes de menaces », explique un membre du comité de récompense. Pour Pius Njawé, le comité de récompense a voulu saluer cet effort et amener l’Oif à faire mieux par rapport aux montants alloués aux entreprises de presse écrite. « Il est également question de susciter le même engouement auprès d’autres organisations et qu’elles emboîtent le pas à l’Oif », poursuit-il.
A côté de ce prix pour la liberté, le comité de récompense a estimé qu’il était question de créer des prix spéciaux pour encourager certaines actions de certaines personnalités qui se sont distinguées par des actions concrètes pour l’évolution de la société africaine ces dix dernières années. Ainsi, Amadou Toumani Touré, président du Mali se voit décerner le prix spécial pour l’exemple démocratique. Le prix spécial de l’intégration africaine revient à Alpha Omar Konaré, et celui de la résistance politique est revenu au président ivoirien Laurent Gbagbo.







Et s’il payait à temps ses impôts sur les sociétés et des salaire convenables au lieu de distribuer des prix, Mr le Messager ?
Et s’il croit à la liberté, voyons s’il va publier cette réaction….
Monsieur Pius Njawe , j’ai perdu des grands amis parce que je défendais votre liberté de journaliste. Comme je ln’aime pas crier sur les toits , il n’y a quelques personnes qui le savent . Monsieur KONTCHOU KOUOMEGNI ci-devant ancien ministre m’a renié à cause de mes intzerventions en votre faveur. Je n’ose plus m’adresser au Président BIYA pour les mêmes raisons … Mais je suis fier de l’avoir fait et si j’avais à recommencer je procèderai de la même manière. Vive la liberté d’expression au Cameroun! Vive le peuple Camerounais ! Vive son journal préféré, le MESSAGER.
Le jour ou un Sacripant aura seulement une entreprise familiale constituée de sa femme et de ses enfants il pourra comprendre ce qu’on appelle avoir une entreprise qui subit l’assomoir des services de recouvrement et des impots.
Alors ne soyez pas jaloux de la résistance du messager qui survit malgré l’animosité de vos amis du pouvoir dictatorial camerounais.
Vous avez tout faux, Jerry, sur le sens de mon intervention. Je veux insister sur le fait que quand on est une entreprise qui a des difficultés, il faut consacrer ses fonds et ressources à l’essentiel, c-à-d la survie de l’entreprise. Et non privilégier les dépenses de prestige ou d’images. Car à l’échelle macro-économique, c’est ce que nous reprochons à nos dirigeants qui gèrent mal nos pays. On ne peut pas, comme le Messager et Mr Njawé, se battre pour que les choses changent et reproduire en miniature les comportements qu’on reproche aux autres. Aucune jalousie, malveillance ou complicité avec qui que ce soit car je dis ce que je pense réellement.
Et il ne vous aura pas échappé que dans mon premier post, je ne parle pas personnellement de Mr Njawé, mais de « Mr Le Messager ». Par ailleurs pourquoi considérer que les impôts sont un assommoir ? Ce sont les ressources du budget de l’Etat. On ne peut pas se battre depuis 30 ans pour les principes de liberté, de bonne gouvernance de nos pays et trouver que la contribution à laquelle tout citoyen disposant de revenu doit être tenu est une corvée. Je reconnais certes que chez nous (comme ailleurs) pour embêter quelqu’un , on peut utiliser la pression fiscale.
Enfin, si Le Messager garde un historique des mails de félicitations, j’ai été sans doute parmi les premiers à le féliciter de sa refonte et je garde encore la réponse cordiale qui m’a été faite (en s’excusant pour le clavier anglais sans accent). Donc il n’y a chez moi aucune hostilité à l’égard de ce journal.
courage Dp. pense seulement à la mémoire de tous ceux qui ont combattu à ters côtés. N’oublie pas de recompenser aussi, ceux de tes journalistes qui sont toujours au four et au moulin. Que les 30 prochaines années, soient plus glorieuses