Le Messager revient ce jour sur une autre affaire qui, longtemps restée en veilleuse, est remontée en surface avec la récente sortie médiatique du principal mis en cause Titus Edzoa. Dans son édition n° 650 du 11 août 1997, Le Messager a publié des entretiens téléphoniques entre d’une part le secrétaire général de la présidence de la République d’alors Amadou Ali et le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des finances Edouard Akame Mfoumou. D’autre part entre le directeur du cabinet civil de la présidence de la République, Martin Belinga Eboutou, et Edouard Akame Mfoumou. Au centre de ces entretiens dont le premier se déroule en français et le second en langue Bulu, se trouve l’affaire Titus Edzoa. Ce dernier, ancien ministre de la Santé, secrétaire général de la présidence de la République, conseiller spécial et ministre chargé de mission dans la même institution, a, contre toute attente, démissionné du gouvernement et déclaré sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 1997.
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Deux semaines après cette démission, une technique de mise hors d’état de nuire de ce proche collaborateur du chef de l’Etat a été mise en branle. La conversation téléphonique entre Amadou Ali et Akame Mfoumou puis entre Belinga Eboutou et Akame Mfoumou est la description de la technique dite du « rouleau compresseur » judiciaire contre Edzoa. Au finish, l’ancien collaborateur de Paul Biya va prendre 15 ans de prison ferme. Douze ans après, c’est une nouvelle affaire qui s’ouvre en justice. Titus Edzoa et ses co-accusés que sont Thierry Atangana, M. Mapouna son ex secretaire particulier et Isaac Njiemoun, ancien ministre des P et T doivent répondre des chefs d’accusation suivants : détournement de 63 milliards, trafic d’influence et tentative de détournement.
Du fond de sa cellule au Sed, le principal mis en cause dans cette nouvelle affaire, Edzoa Titus a écrit une lettre dans laquelle il interpelle Biya : « En tant que président du conseil supérieur de la magistrature, est-il réellement informé de cette infamante et macabre kermesse ?…je n’ose pas y croire. » Quoi qu’il en soit, les mêmes acteurs sont toujours au-devant de la scène ; en dehors d’Akame Mfoumou qui, pour des ambitions présidentielles supposées ou vraies, a été mis au placard. Amadou Ali occupe le poste de vice-Premier ministre, ministre de la Justice et Belinga Eboutou est directeur du cabinet civil à la présidence de la République. Les écoutes téléphoniques restent riches d’enseignement quant à la manière de gérer les hommes.







Vraiment tout ce qui brille n’est pas or; ces monsieurs vivent en enfer sur terre; comment peut on passer une vie à concevoir le crime et à enfanter le malheur des autres????
cet homme qui à fait ses études avec l’argent du café et cacao des nos parents a imposé la pension à l’université ruinant tout nos espoir d’être un jour à leur niveau .
il peut croupir en prison que cela ne changera rien.
Que ces gens sachent qu’ils passeront tous a la trappe. Nous ne laisserons aucun repis a leur proche jusqu’a ce que nous rentrions en possession de tout ce qu’ils on derobe a la nation camerounaise. Autour de Biya, avoir un avis divergent est un signe de mort. Un jour Edzoa sortira et les autres prendront sa place.
Tous ces gens seront poursuivis jusqu’aux chiottes après le départ de Biya. Ce qui est sûr même si acteur du RDPC qui succède à Biya il sera obligé d’opérer une rupture pour être crédible devant les camerounais et l’exemple du Gabon le montre clairement. Le Cameroun de l’après Biya attendez pour voir.