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L’audience du 5 novembre 2009 de la Chambre correctionnelle du Tribunal de première instance (Tpi) de Mbanga statuant sur l’affaire opposant le ministère public et Lambo Sandjo Pierre Roger à l’inspecteur de police Tchokwi Jean a été renvoyée au 10 janvier 2010 au motif de l’imprégnation du dossier par le tribunal. Seulement, pour la partie civile que les raisons de ce renvoi convainquent peu, il transparaît comme un dilatoire du tribunal. Surtout que le 8 octobre 2009, le tribunal avait renvoyé l’affaire au motif de la constitution du tribunal. Autre raison des doutes de la partie civile, l’affaire s’était retrouvée à une audience que ne dirigeait pas la présidente du tribunal. Les audiences présidées par cette dernière étant programmées les premiers mercredis et jeudis du mois. Plus surprenant encore, est le renvoi de la prochaine audience de cette affaire au 10 janvier 2010, un dimanche. Toute chose qui renforce l’appréhension des observateurs que le tribunal ferait simplement dans le dilatoire. Dans la famille de Lambo Sandjo Pierre Roger, on soupçonne même une certaine partialité du tribunal.
On se souvient que la plainte de Lambo Sandjo Pierre Roger, de son nom d’artiste Lapiro de Mbanga, portait sur l’accusation de «tentative d’homicide volontaire et complicité», contre les personnes Tchokwi Jean et Assoua Martien respectivement inspecteur de police et commissaire de sécurité publique de la ville de Mbanga. Curieusement, Mme Angono Sylvie épouse Biwolé, juge d’instruction dans son ordonnance de renvoi, après avoir entendu toutes les parties et les témoins, a retenu l’infraction de menace sous condition. «Dans le temps légal des poursuites, avec ordre ou condition, menace Lambo Sandjo Pierre Roger, même implicitement de violences ou voies de fait», notamment de l’abattre avec son arme au cas où il continuerait de l’injurier, avait-elle conclu. «Par ces motifs dit les charges suffisantes pesant sur l’inculpé pour les faits spécifiques.»
Pour les avocats de Lapiro de Mbanga, les préalables porteront sur la requalification des faits comme initialement portée dans la plainte. Ils entendent démontrer la différence qu’il y a entre une tentative d’homicide volontaire et une menace sous condition. Et démonter que la description des faits correspond bel et bien à une tentative d’homicide volontaire. Au cours de la même audience, Lapiro de Mbanga revenait pour une autre affaire où il était partie civile et accusé pour le chef d’accusation de : « vol de cacao dans une plantation ; destruction de borne et incendie». Pour cette autre affaire, le tribunal a renvoyé l’audience au 3 décembre 2009. Lorsqu’on sait que c’est la même constitution du tribunal, on est en droit de se demander pourquoi avoir renvoyé la première affaire au 10 janvier 2010 et la deuxième au 3 novembre 2009. Rappelons que Lapiro de Mbanga est actuellement sous le coup d’une condamnation à 3 ans d’emprisonnement ferme et 280 millions Fcfa de dommage et intérêts dans le cadre des affaires relatives aux émeutes de février 2008.







Salut à tous les fidèles lecteurs du Messager!
Je suis à la fois troublé et indigné de constater avec désolation l’iniquité de notre système judiciaire.
Oui, puisqu’il s’agit de système à la double solde de la corruption et des dignitaires du pouvoir de Yaoundé.
Si non, comment expliquer le simulacre de procès colleé à l’ardent défenseur des libertés qu’est LAPIRO de MBANGA?
En tout cas, 2011…c’est demain!
Bonjour!
Votre article est difficile à comprendre. Vous parlez de la plainte de Lapiro, alors que la suite de l’article laisse croire qu’il s’agit d’une plainte contre lui? On a peine à comprendre qui est le plaignant et qui est l’accusé. On comprend moins encore les arguments du tribunal. Un petit effort de clarté? Bon courage!