En sautant sur l’occasion à elles offerte par la Confédération africaine de handball d’abriter, à la suite du désistement du Niger, du 31e championnat d’Afrique des clubs champions, les autorités camerounaises ont sans doute tenu seulement compte du fait que la pays dispose désormais d’un cadre infrastructurel des mieux adaptés. Sinon, comment comprendre qu’il ait été possible pour le Cameroun d’accéder à une demande d’organisation d’une compétition continentale à 2 mois seulement du coup d’envoi, s’il n’y avait d’autres motivations ? L’on a évoqué le fait de sportivité ou de courtoisie vis-à-vis de l’organe qui régente cette discipline sportive au plan continental. L’on a évoqué toutes ces raisons sans tenir compte de l’absolue nécessité d’une organisation en tout point exemplaire que requiert une manifestation sportive d’une telle envergure. Je ne dévoilerai pas le secret en disant qu’un tel événement exige des financements conséquents pour sa bonne tenue, et forcément suscite moult convoitises quant à la gestion du pactole. C’est justement sur ce point — le contraire aurait surpris — que le 31e championnat d’Afrique des clubs champions qui vient de se tenir à Yaoundé a le plus souffert. Pas par manque d’argent, il faut être taré pour penser qu’il n’y en a pas chez nous. L’Etat aurait débloqué des caisses publiques la bagatelle de…200 millions de francs Cfa ; la confédération africaine aurait déboursé pour sa part 400 euros par match. Ces sommes, toutes ces sommes, de sources bien introduites, ont été gérées par des fonctionnaires du Minsep ; sans le moindre regard de la fédération camerounaise de hand ball, principale partenaire de la confédération, tenue complètement à l’écart . Conséquences : cris et grincements des dents de la part des délégations menacées d’expulsion des hôtels et des restaurants. Il n’y a pas eu jusqu’au transport des délégations où des difficultés n’ont apparu. Il n’en fallait pas plus pour que Michel Zoah qui vraisemblablement s’est laissé encore piéger, crie sa rage. Le ministre des Sports demande que lumière soit faite sur cette gestion somme toute calamiteuse. Il n’en finira pas avec des surprises désagréables si, en plus de la prescription faite désormais de tenir un bilan au terme de chaque manifestation sportive, il ne s’enquiert au départ de comment sera gérée chaque compétition internationale, en donnant des recommandations précises et fermes.
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Le 31e championnat d’Afrique des clubs champions de handball est ainsi entré dans l’histoire. Une histoire malheureusement qui ne s’écrira pas en lettres majuscules dans les annales de ce sport, compte tenu de nombreux couacs et errements qui auront jalonné la compétition à Yaoundé. « Hormis le fait que les clubs n’auront trouvé meilleur stade en Afrique pour s’exprimer, l’organisation logistique et matériel de cet important événement qui a bénéficié d’un apport financier conséquent aussi bien de l’Etat du Cameroun que de la confédération, laisse à désirer », s’indigne un haut responsable de handball, avant d’ajouter que « le 31e championnat africain aura néanmoins permis de jauger le niveau du handball camerounais ». En dehors du fait que la présence de Minuh en finale se justifie largement, (l’équipe de Yaoundé est une habituée de la compétition internationale où elle n’est pas à sa première médaille d’argent), il y a une nécessité de détection de nouveaux talents. Ce d’autant plus que les effectifs de nos équipes qui ont évolué à Yaoundé paraissent assez vieux — la plupart des joueurs ayant atteint la trentaine — et partant, ne sont plus à point pour rivaliser avec les joueurs algériens ou angolais bien plus jeunes et qui dominent la scène continentale. Au demeurant, le Cameroun peut, après coup, affirmer avoir gagné le pari de la tenue sur son sol du 31e championnat africain des clubs champions. Reste à savoir si le pays sort grandi de cette manifestation dont l’organisation aura été décriée de toutes parts. Dans ces conditions, quelles chances réelles pour la candidature du Cameroun à l’organisation en 2012 de la coupe d’Afrique des nations de handball ? Alors qu’à la confédération africaine l’on pensait sérieusement au Cameroun pour abriter cet événement continental, on se sentirait aujourd’hui ici comme refroidi après le « coup » du 31e championnat de clubs. Il faut pouvoir, en dehors du joli complexe dont on dispose, être à la hauteur d’une bonne organisation. Or c’est ce qui manque le plus aux responsables du sport camerounais.
Abui Mama Eloundou, un des journalistes émérites de sport que le Cameroun ait connus — c’est en sport en fait qu’il s’est révélé aux lecteurs de Cameroon Tribune — et à qui je rends un dernier vibrant hommage ici, ne m’aurait pas démenti de son vivant.







Je Me pose la question de savoir a quand la fin des malversations financieres de nos compatriotes.
La tenue d un evenement aussi important au Cameroun doit etre l ocassion de vendre l image de notre pays a l exterieur de par le fait que les délégations etrangéres deviennent en quelque sorte comme nos embassadeurs dans leur pays respectif. helas
Il est temps de servir au lieu de se servir.