Barack Obama “L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions.”

27 ans du renouveau: Paul Biya lance sa campagne pour 2011

Par pierrem.djongo | Jeudi 5 novembre 2009 | Le Messager

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Le désir du chef de l’Etat de se rapprocher de la presse indépendante devient de plus en plus manifeste. Après l’invitation des directeurs de publication et autres médias au cabinet civil pour tenter un nouveau type de rapports avec la presse, l’homme du 06 novembre 1982 a choisi de s’exprimer, cette fois-ci, dans les colonnes de la presse écrite. Est-ce donc à la suite de nombreuses critiques formulées par l’opinion au sujet de sa préférence pour les médias occidentaux qu’il a opté pour cette innovation ? Est-ce pour parler comme l’autre, une tentative d’inflexion de la presse à capitaux privés ? Que d’interrogations demeurées sans réponses ! «  En ce 27ème anniversaire du Renouveau national, je suis très heureux de m’adresser à vous, par le biais de cette lettre, pour vous parler de l’avenir du Cameroun. Cet avenir, il est entre les mains de chacune et de chacun d’entre nous ». Le président Paul Biya, dès l’entame de son article épistolaire situe le lecteur sur la trajectoire de sa communication. Un message tourné vers l’avenir. C’est d’ailleurs ce qui nous inspire notre titre. De quoi désillusionner ces honnêtes gens qui pensent que Paul Biya a son avenir derrière lui.

Point n’est besoin aujourd’hui de se torturer les méninges à se demander si Paul Biya sera candidat ou pas ? L’homme a montré la face. Comme pour nous donner raison, l’expéditeur de la lettre, dès l’entame du second paragraphe de son texte devient plus précis, un peu comme conduisant son lecteur à une destination. Laquelle donc ? « je ne faillirai point, ainsi que j’en avais pris l’engagement, vous vous en souvenez, dès mon entrée en fonction comme Président de la République…Aujourd’hui encore, à cette occasion, je vous renouvelle mon appel à la vigilance permanente pour ne pas compromettre nos précieux acquis dans ces domaines». C’est donc quoi les acquis ? C’est à chacun de nous de lire entre les lignes. De la paix, du progrès commun, de la consolidation de l’unité et même de la moralisation des comportements, Paul Biya parle, un peu comme dans une profession de foi. Faut-il croire ou ne pas croire ? Le chef de l’Etat n’y va pas de mains mortes.

Plus loin, il invite les Camerounais à comprendre. Et les outils pour donner du contenu à ces syllogismes ne produisent qu’un air de campagne électorale. La preuve : « Il s’agit de donner à chaque Camerounais la possibilité de se nourrir, de se soigner, de se loger, d’élever ses enfants et d’assurer leur scolarité, d’aller et venir en toute saison et en toute sécurité, de bénéficier d’un emploi. C’est une grande ambition, la plus grande des ambitions qui sont les miennes et que je veux voir se transformer en réalité pour tous. » Paul Biya devient finalement plus précis. Non seulement il démontre à son destinataire qu’il a pris la mesure de la situation, mais il annonce son intention de transformer ces rêves en réalités. Vers la fin de sa lettre, le président Paul Biya , après avoir égrainé le chapelet de maux qui pour l’instant ont le dessus sur son équipe gouvernementale, aiguise sa détermination et son optimisme dans une répétition du genre «  J’irai jusqu’au bout… J’irai jusqu’au bout ».

Un peu comme pour dire à ses militants le traditionnel « je vous ai compris », le candidat naturel du Rdpc rassure les rédacteurs de motions de soutien quand il écrit : « A ce propos, je voudrais vous dire que j’entends les appels et les motions de soutien que vous ne cessez de m’adresser depuis peu. Je tiens à vous remercier sincèrement. Ils comptent parmi les meilleures marques d’encouragement qui me parviennent dans la conduite de mes responsabilités à la tête de l’Etat. » Il termine sa lettre en appelant ses troupes à la vigilance et à l’esprit des Lions Indomptables, capables de déjouer les pronostics, même les plus solidement établis quand ils sont en difficulté. Comme pour dire, les oiseaux de mauvais augure parlent ; mais nous avançons lentement vers un nouveau mandat.

Des mains plus habiles ou des cerveaux plus alertes auraient peut-être mieux compris cette communication que nous avons pris le risque de commenter.  A juste titre disait Bertrand : « voilà mon œuvre telle qu’elle a été écrite et telle qu’il faudra la lire, avant que les commentateurs ne l’obscurcissent de leurs éclaircissements ». Nous espérons n’y avoir apporté que de la lumière.

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10 Réactions

  1. EkaléNzouck dit :

    C’est un nouveau style de la communiction du Président Paul Biya en 27 ans de règne. Sauf cas de force majeur, l’Homme du 6 novembre 1982 sera bien présent en 2011. A la lecture de cette communication épistolaire, le candidat naturel du RDPC montre qu’il est le seul compétiteur à la présidentielle et donc, il ne reste plus qu’il déclare sa candidacture conformément aux dispositions de la loi en la matière. Cette lettre vient mettre fin aux multiples tractations et malicieuses que se livrent des personnalités du serail pour 2011, alors « les apprentis sorciers », le MAITRE SORCIER vient de siffler la récréation. La récré terminée, le peuple attend que le gouvernement se mette au travail avec son Président pour redonner un espoir, même vain….Que va faire l’opposition? Que va faire la société civile -ONGs-(politisée et politiste)? Que dire de la TRES CELEBRE COMMUNAUTE INTERNATIONALE? Et les journalistes alors? le PEUPLE, on verra plus tard ce qu’il dira.
    M.Biya vient de lancer le débat tant controversé de sa candidature pour 2011, ainsi, ce weekend s’annonce long, riche en débats télévisés que radiophoniques; nous assisterons à l’affrontemnt de tout sauf M. Biya à celui de seul M.Biya est la soulution pour le Cameroun et dans ce combat d’idées, chaque camp mettra LE PEUPLE pour son argumentaire. Certes 2011, c’est lointain, mais, en sommes-nous si éloignés?
    Bon débat !!!!

  2. ME'EH FA'AG dit :

    Un homme qui est si affaibli et ne peut meme plus se tenir debout le temps d’un discours se livre ENCORE et ENCORE a ce qu’il sait faire le mieux:  » Promesses sur Promesses ». meme les chiens airant dans nos villes et campagnes sont fatigues d’entendre les conneries de ce monsieur.
    il est temps que la societe civile, les parties politique, les ONGs et surtout la jeunesse camerounais avec le soutient de toute La diaspora s’engagent d’avantage en politique afin de botter ce DESPOTE hors du triangle National et qu’il finisse comme les autres crasseux comme lui qui souillent l’Afrique toute entiere.

  3. Molla dit :

    J’ai commis un modeste article qui va dans le sens de votre brillante analyse.

    J’y écris notamment :

    « Le microcosme politico-médiatique camerounais est ébranlé depuis peu par une sortie pour le moins inhabituelle du réputé discret, presque secret Cabinet civil de la présidence. Une onde qui s’est répercutée jusque dans les milieux autorisés de la diaspora. En effet prenant le prétexte d’un « droit de réponse », à la lisière d’un rappel à la déontologie, le très altier Directeur du Cabinet civil, Martin Belinga Eboutou, réputé proche du Président Biya, a adressé, le 26 octobre 2009, une mise au point improbable, ayant des allures de mise en garde à l’hebdomadaire congolais Le Choc qui a défrayé la chronique dans ses dernières livraisons par des articles controversés, non sans maladresse accusant publiquement le président camerounais de manipulation et forfaiture… »

    Bravo au Messager pour cette analyse prospective.

  4. Molla dit :

    « De manière plus générale, cette péripétie vient dévoiler les incuries et les contradictions de la communication au sommet de l’état, peu habitué à cet exercice périlleux. Rien d’étonnant, d’autant plus qu’une bonne partie de celle-ci a été privatisée et externalisée depuis une dizaine d’années au bénéfice d’une certaine Patricia Balme, dont ni les états de service, ni les compétences discutables ne justifient les émoluments colossaux qui lui sont versés. Une autre partie de cette communication est du domaine réservé du présumé didactique Jacques Fame Ndongo, Ministre de l’enseignement supérieur, dont les lyrismes intermittents en qualité de chargé de communication du RDPC ressemblent davantage à des thèses de linguistique qu’à des messages politiques destinés à être assimilés et compris par le commun des mortels. La dernière partie de ce vaste chantier de la communication, la plus congrue, revient au transfuge Issa Tchiroma, hier encore « opposant », aujourd’hui porte-parole du gouvernement et accessoirement Ministre de la communication. Ce ministre que son errance et sa transhumance politiques de l’opposition vers la « majorité présidentielle » et inversement, disqualifient d’être porte-parole d’un gouvernement qu’il a combattu pendant des années semble être réduit au rôle de spectateur, dans une affaire dont il aurait du être l’un des acteurs principaux. En fait, cet illustre clone politique de l’inutile Bello Bouba, lui aussi ayant bénéficié d’un maroquin, est un personnage médiocre dont on ne peut malheureusement s’empêcher de penser que son silence enrichirait la vie républicaine et rendrait service à la démocratie. »

    Molla – OGM

  5. Molla dit :

    Je viens encore de relire votre papier, il est excellent. encore bravo

  6. TZIEMI dit :

    J’aurais bien voulu avant votre commentaire lire l’intégralité du message de PRC ainsi chacun pouvait à sa manière décripter le contenu du message.

  7. pipondab dit :

    Bonne fète à Paul Biya et à tous ceux qui pillent impunément le CMR…. Bonne compagne électorale, pas d’inquiétude: succès assuré; pas d’inquiétude nous vivons de promesses depuis 27 ans et personne n’est mort, donc ça va papa popol! Reste autant que tu voudras….

  8. Mboutman(Usa) dit :

    Tara,un seul mot:Partez!!!

  9. Duclos dit :

    Slt il faudrait que vos internautes sachent que l’heure n’est plus à critiquer notre président mais d’être tous derrière lui pour lui porterdu secours par un saut de changement de son système, système qui « tue la jeunesse » c’est l’un des meilleurs de la sous’ région afrique centre . OUI je rêve d’un Cameroun meilleur dès 2011 avec à sa tête BIYA débarrassé de son entourage, des voyous, des pilleurs……..

  10. jules clauvis Dieupe dit :

    on ne peut rien attendre de cet homme loin des realites du pays.fatigue et faible d`esprit.ou va t il forger une autre equipe que celle infeodee par la gabegie ,la corruption , le clientelisme et tout sorte de vices.

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