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Gouvernance: Les véhicules à problèmes de la Cnps

Par souley.onoholio | Mardi 3 novembre 2009 | Le Messager

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Il y a quelques mois, l’affaire des véhicules achetés par la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) à certains de ses hauts responsables a crée des vagues au sein de l’opinion. Depuis le début de l’opération (qui se chiffre à des milliards Fcfa) au mois d’août, de vieux démons ont refait surface et la tâche ne se fait pas sans heurts. C’est que la démarche du directeur général Olivier Mekulu Mvondo Akam est fortement décriée. Les bénéficiaires se plaignent de l’inadéquation entre les prix qu’ils ont obtenus dans les maisons de vente d’automobiles et ceux que leur présente le directeur général. Ils crient à la surenchère qui se manifeste de manière flagrante, en violation de l’esprit de la délibération du 27 novembre 2008. Du coup, une ambiance délétère s’est installée au sein de l’entreprise.

Pour mieux comprendre cette affaire, il faut remonter au 27 novembre 2008.  Réuni en session extraordinaire, le conseil d’administration de la Cnps, après examen, adopte la délibération n° 40/2008/Cnps/Pca, fixant les avantages accordés à certains responsables de la Cnps en matière de transport. « La Cnps n’assure pas un service de transport de son personnel. Toutefois, elle met à la disposition des cadres assumant les fonctions de directeur, directeur adjoint, chef de département, chef de division, sous-directeur ou assimilés une facilitation pour acquisition de véhicule de fonction et à ceux assumant les fonctions de chef de centre ou d’agence, un véhicule de service et un chauffeur », lit-on dans l’article 2. Plus explicite, l’article 3 stipule que « la Cnps facilite l’obtention des véhicules aux directeurs et assimilés en préfinançant l’intégralité de cette acquisition. La Cnps et le bénéficiaire supportent chacun pour moitié le coût du véhicule ; la quote-part du bénéficiaire étant payée sous forme d’un crédit automobile ». L’article 6 quant à lui, renseigne sur les limites des plafonds qui sont de 25.000.000 Fcfa pour les directeurs et assimilés ; 18.000.000 Fcfa pour les directeurs adjoints et chefs de département et assimilés ; 15.000.000 Fcfa pour sous directeurs et assimilés.

Incompréhensions

Depuis le démarrage de l’opération, des voix s’élèvent pour crier à la mauvaise compréhension de la délibération. « Chacun de nous est allé faire le choix et négocier son véhicule au montant  de son plafond. Mais au moment de signer le contrat, on se retrouve avec des suppléments des frais qui trahissent le bon sens de l’opération », explique sous anonymat au Messager un directeur. Par exemple, pour un bénéficiaire dont le plafond est fixé à 25.000.000 Fcfa, on lui demande non seulement de reconnaître que soit prélevée la moitié de cette somme dans son salaire, mais il doit en plus verser directement 2.500.000 Fcfa, ce qui fait un total de 27.500.000 Fcfa. A cette somme, il faut ajouter la prime d’assurance qu’on demande au concerné de verser directement.

« Le comble, c’est que le supplément des sommes (qui s’élève à des millions) qu’on nous oblige à verser doit être fait de manière directe. Or, en même temps, on retient déjà une partie d’argent pour l’achat du même véhicule. C’est suicidaire pour quelqu’un qui ne compte que sur son maigre salaire », fulmine un bénéficiaire. Les soupçons de pots de vin reposent sur le fait qu’obligation a été donnée à tout le monde d’aller prendre son véhicule chez des concessionnaires ciblés. « Il y en a qui ont eu la possibilité d’acheter le même véhicule, ailleurs chez d’autres vendeurs et à moindre coût, mais un cinglant refus leur a été opposé », renchérit un sous-directeur. Les tentatives du reporter d’obtenir de la direction générale de la Cnps sa version des faits sur les complaintes des employés se sont avérées vaines. Même le passage à son secrétariat n’a pu lui ouvrir le chemin qui conduit au maître des céans. Ses plus proches collaborateurs estiment que lui seul peut ou doit parler au nom de la Cnps. « Le Dg ne reçoit pas. Il faut de temps en temps repasser… », répond une interlocutrice au secrétariat du directeur général.

Au-delà de la surenchère que ses collaborateurs lui reprochent, la démarche du conseil d’administration de la Cnps, s’avère suspecte au moins au regard de la réglementation concernant la passation des marchés publics. « On a en effet l’impression que pour lui, les bonnes feuilles du code de passation des marchés publics mis en route depuis 2004 ont été brûlées », explique un cadre de la maison. Comment comprendre que cette opération d’achat de véhicules qui s’élève à plusieurs milliards, se déroule sans appel d’offres au moment où on parle dans le discours officiel de plus en plus de la moralisation de la dépense publique ?

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2 Réactions

  1. tony dit :

    les prebandes avaient ete omises lors de la redaction du communique officiel, ou bien un  » colosse » dont l’intervention etait vitale a la validation du document final a du imposer son taux a la hierarchie, s’il n’est pas satisfait cette fois-ci les choses seront tres dures a l’avenir .

  2. diagnostic dit :

    C’est ce qu’on appele la gouvernance à la sauce du<> De l’avant MAO, tu es sur la bonne voie. Les gars te dérangent avec leur histoire de Code de Passation des Marchés Publiques. Il ya avais urgence et tu as pris la bonne décision<> Bravo!

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