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	<title>Le Messager - Quotidien d&#039;informations et de debats au Cameroun</title>
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		<title>T&#233;moigner et Soutenir Votre Journal pour ses 30 ans et au del&#224;!</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 13:59:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Le Messager a besoin de ses lecteurs!
Depuis 2002,  Le Messager  publie la quasi intégralité de son édition quotidienne sur son site www.lemessager.net. 
Après bientôt huit années, le site web du Messager constitue l’une des principales bases de données d&#8217;informations camerounaise, africaine et francophone. C’est un outil quotidien pour plusieurs milliers d’utilisateurs au [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p> Le Messager a besoin de ses lecteurs!</p>
<p>Depuis 2002,  Le Messager  publie la quasi intégralité de son édition quotidienne sur son site www.lemessager.net. </p>
<p>Après bientôt huit années, le site web du Messager constitue l’une des principales bases de données d&#8217;informations camerounaise, africaine et francophone. C’est un outil quotidien pour plusieurs milliers d’utilisateurs au Cameroun et dans le monde entier : pour mieux comprendre et décrypter l’actualité mais aussi pour résister et agir dans leur quartier, leur ville, leur village, leur région et leur pays. </p>
<p>Pour autant, ce choix de l’ouverture et de la gratuité ne doit pas masquer les efforts de toute une rédaction et de toute une équipe pour que ce journal puisse, aujourd’hui et demain, tenir sa place de leader dans le paysage de la presse camerounaise, africaine et francophone. </p>
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		<title>Lambo Sandjo Pierre Roger ecrit au président Paul Biya</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 09:21:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lemessager</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<description><![CDATA[(Lapiro de Mbanga)

Détenu à la prison centrale de Douala

Cellule SP18


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			<content:encoded><![CDATA[<h2></h2>
<p>A Monsieur le président de la République du Cameroun/Yaoundé</p>
<p>Ampliation de dénonciation</p>
<p>Monsieur le président,</p>
<p>J’ai été arrêté et mis sous mandat de dépôt le 09 avril 2008 pour complicité de pillage en bande dans la ville de Mbanga et ses environs. Les actes de pillages ont commencé le 25 février 2008 et se sont arrêtés le 28 février 2008 ; des centaines de jeunes ont été arrêtés par les Forces de Maintien de l’Ordre dans la localité de Mbanga et seule environ une vingtaine de ces individus toutes unités des forces de l’ordre confondues a été déférée au parquet et la grande majorité de ces individus a été purement et simplement libérée par les Forces de Maintien de l’Ordre.</p>
<p>Monsieur le Président, en date du 05 novembre 2009, me trouvant au tribunal de Mbanga où j’ai été convoqué pour y être jugé dans une autre affaire, un individu que j’ignore m’a informé que les portes du Centre Divisionnaire des Impôts (CDI) de Mbanga pour lequel j’ai été condamné à payer 80 000 000 Fcfa se trouvaient dans un domicile privé ; j’ai aussitôt fait appel à un huissier de justice qui s’est rendu à ce domicile en compagnie de mon avocat et d’un photographe ; arrivés à ce domicile, ils ont effectivement retrouvé les portes du CDI de Mbanga. L’huissier a interpellé un jeune homme appelé MATOUKE MATOUKE qui était dans  ce domicile pour connaître l’origine des portes ; celui-ci est passé aux aveux, a déclaré que ces portes étaient effectivement les portes du CDI de Mbanga et qu’il avait d’ailleurs été arrêté par la police, qu’il avait passé 03 jours en cellule au Commissariat de la Sécurité Publique de Mbanga et a par la suite été libéré.</p>
<p>Monsieur le président, pendant la même période des émeutes, le vice-président des motos-taximen de Mbanga connu sous le pseudonyme de « Ali Baba » avait lui aussi déserté la ville parce que des effets informatiques de bureau avaient été retrouvés chez lui ; quelques jours après, celui-ci a été appréhendé par la police, s’est retrouvé gardé en cellule et a été libéré quelques jours plus tard.</p>
<p>Monsieur le président, au vu de ce que je dénonce, il y a lieu d’ouvrir une enquête sur le rôle trouble du commissaire de police ASSOA ASSOA Martien, commissaire de la sécurité publique de Mbanga dans la gestion des arrestations des auteurs de pillages en bande à Mbanga lors des émeutes de fin février 2008.</p>
<p>Je suis persuadé que si les enquêteurs se penchent sur la main-courante du Commissariat de Sécurité Publique de Mbanga dans la période allant du 28 février au 30 mars 2008, l’on pourra clairement voir le nombre des personnes qui ont été arrêtées dans le cadre des pillages dans cette unité et en le comparant au nombre de personnes effectivement transférées au parquet, vous comprendrez aisément que plusieurs personnes ont été libérées par ce commissaire ; ainsi il devra expliquer à la justice les motivations réelles qui l’ont amené à devenir le juge dans son commissariat, violant ainsi les articles 82 (a) et 89 du nouveau code  de procédure pénale.</p>
<p>Monsieur le président, j’ai été condamné à 03 ans d’emprisonnement ferme et à payer la somme de 280 546 000 Fcfa pour le crime de complicité de pillage en bande dans le cadre des émeutes de fin février 2008.  Lors de l’information judiciaire de cette affaire, aucune confrontation n’a été faite entre les auteurs de ces émeutes dont certains étaient détenus au même moment que moi à la Prison de Mbanga et le présumé complice que je suis ; mieux aucune perquisition n’a été faite à mon domicile afin de rechercher le moindre indice ou une preuve sur ma participation dans le cadre  de ces émeutes de fin février 2008. Je joins à cette missive la photocopie du bulletin de levée d’écrou d’un auteur des émeutes qui était en prison au même moment que moi, qui a été condamné à 01 an d’emprisonnement sans dommages et intérêts et qui n’a finalement passé que 04 mois en prison pendant que le complice monté de toutes pièces  et fabriqué par tous les moyens que je suis et encore en prison et ce jusqu’en 2011 au moins.</p>
<p>MATOUKE MATOUKE a été arrêté avec les portes du Centre Divisionnaire des Impôts, « Ali Baba » a été arrêté avec le matériel informatique de bureau ; tous les deux ont été curieusement libérés par le Commissaire de police ASSOA ASSOA Martien, laissant ainsi en liberté deux auteurs qui auraient  témoigné en justice pour établir ma culpabilité ou non dans le cadre de ces pillages.</p>
<p>Monsieur le Président, je précise que j’ai été arrêté sur la base d’une plainte contre inconnu et curieusement les poursuites se sont arrêtées après que je sois jeté en prison.</p>
<p>Monsieur le Président, au lendemain des émeutes à Mbanga notamment en date du 03 mars 2008, j’ai fait un rapport à Monsieur le Préfet du Moungo en ma qualité de chef traditionnel ; très curieusement lors de mon procès à la Cour d’Appel, le préfet actuel du Moungo  a refusé de m’établir une attestation de dépôt de ce rapport qui aurait permis à la justice de comprendre qu’effectivement j’avais œuvré pour que ma ville natale ne soit à feu et à sang. Comme en 1991, j’ai dit non à la casse même s’il est vrai que les revendications des jeunes étaient fondées et le reste jusqu’à ce jour car rien mais alors rien n’est fait dans le sens de permettre à ces jeunes de rêver pour les lendemains meilleurs. Comme en 1991, c’est moi encore qui paye le plus grand tribut après que tous mes biens aient été incendiés cette année-là.</p>
<p>Monsieur le Président, parce que j’avais été appelé au téléphone par le sous-préfet  de Mbanga à l’époque Simon KWENTI NDOH pour l’aider à calmer les jeunes dans la ville, celui-ci m’a abandonné entre les mains de certains émeutiers qui ont voulu me lyncher. J’ai porté plainte contre ce Sous-Préfet, miraculeusement ma plainte qui a été transmise au Procureur général de Douala sous le numéro 44 en date du 06 mars 2008 a purement et simplement été portée disparue. Dans le registre du courrier d’arrivée l’on retrouve le numéro 45, quant au numéro 44 mystère !!!</p>
<p>J’ai fait une dénonciation auprès du Procureur de la République de Mbanga et vous fait cette ampliation afin que celle-ci ne connaisse pas le même sort que ma plainte contre le Sous-Préfet et mon rapport au Préfet du Département du Moungo.</p>
<p>Très haute considération</p>
<h2>LAMBO SANDJO Pierre Roger</h2>
<p>Pièces jointes :</p>
<p>-         Photocopie procès-verbal d’huissier</p>
<p>-         Photocopie bulletin de levée d’écrou</p>
<p>Ampliations :</p>
<p>-         Président de l’Assemblée Nationale</p>
<p>-         Amnisty international</p>
<p>-         Freedom now</p>


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		<title>Lapiro de Mbanga écrit à Paul Biya</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 09:19:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mathieun.njog</dc:creator>
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		<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Le célèbre prisonnier du quartier 18 de la prison centrale de Douala vient d’écrire au président de la République pour dénoncer les autorités administratives et les forces de l’ordre de la ville dont il porte le nom.


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque nous avons appris le 13 novembre courant que Lambo Sandjo Pierre Roger a adressé une correspondance au chef de l’Etat, SE Paul Biya, on subodorait que l’objet porterait sur une demande de grâce. Il n’en est rien car  le libellé parle plutôt d’une <em>«Ampliation de dénonciation»</em>. D’emblée, on se demande ce qui a décidé le chef du quartier 12 de Mbanga, d’écrire au président de la République depuis la cellule spéciale 18 de la prison centrale de Mbanga où il a été transféré le 29 octobre 2008 venant de la prison principale de Nkongsamba à la suite de son arrestation le 9 avril 2008, suivie de sa mise sous mandat de dépôt provisoire.</p>
<p>En parcourant la lettre frappée du sceau confidentiel, on comprend très vite que Lambo Sandjo Pierre Roger, de son nom d’artiste, Lapiro de Mbanga, a été motivé par les dernières révélations flagrantes de l’affaire pour laquelle il purge une condamnation à 3 ans de prison ferme et 280 millions Fcfa et à payer des dommages et intérêts repartis ainsi qu’il suit : 200 millions Fcfa à la société des plantations de Mbanga (Spm) et 80 millions Fcfa au ministère des Finances, représenté par le Centre divisionnaire des impôts (Cdi). <em>«Matouke Matouke a été arrêté avec les portes du Centre divisionnaire des Impôts [incendié],  Ali Baba (le vice-président des moto-taximen de Mbnaga), a été arrêté avec le matériel informatique de bureau, tous les deux ont été curieusement libérés par le commissaire de police Assoa Assoa Martien, laissant ainsi en liberté deux auteurs qui auraient témoigné en justice pour établir ma culpabilité ou non dans le cadre de ces pillages», </em>dénonce-t-il. Des révélations qui corroborent le fait qu’il serait victime d’une machination montée de toute pièce.</p>
<p><strong>Le commissaire Assoa Assoa mis à l’index</strong></p>
<p>Lapiro de Mbanga demande dans cette lettre au chef de l’Etat qu’il soit ouvert une enquête plus approfondie. <em>«Monsieur le président, au vu de ce que je dénonce, il y a lieu d’ouvrir une enquête sur le rôle trouble du commissaire de police Assoa Assoa Martien, commissaire de la sécurité publique de Mbanga dans la gestion des arrestations des auteurs de pillages en bande à Mbanga des émeutes de fin février 2008», </em>écrit-il. Et pour cause, le chef du quartier 12 de Mbanga fait le constat de ce que, lors des « émeutes de la faim » qui ont mis à feu et à sang la quasi-totalité des villes du pays, parmi lesquelles Mbanga, des centaines de jeunes ont été arrêtés par les forces de maintien de l’ordre dans la localité de Mbanga et seulement une vingtaine de ces individus, toutes unités de forces de l’ordre confondues, a été déférée au parquet et la grande majorité de ces individus a été purement et simplement libérée par les forces de maintien de l’ordre.</p>
<p>Si ces libérations cachent pas mal une forte odeur de dessous de table, Lapiro de Mbanga insinue qu’il y a lieu d’y voir un complot contre sa personne. D’autant qu’il sera arrêté et mis sous mandat de dépôt plusieurs mois après les émeutes et après les procès expéditifs des présumés émeutiers que les chefs d’unités des forces de  l’ordre auront décidé de livrer à la Justice. Rappelant que, si ces émeutiers ont été arbitrairement ou impartialement, pour certains, reconnus auteurs de ces émeutes et condamnés à des peines symboliques et par la suite graciés par le président de la République, il y a lieu de s’interroger sur l’acharnement et le traitement inhumain qui lui a été réservé, lui que les différentes juridictions ont déclaré coupable de <em>«complicité de pillage en bande, destruction et attroupement sur la voie publique.»</em></p>
<p>Pourtant, Lapiro de Mbanga ne cesse de crier son innocence. Rappelant qu’il avait été sollicité par le sous-préfet de Mbanga de l’époque des faits, Simon Kwenti Ndoh pour l’aider à calmer les jeunes dans la ville. Pris dans les feux des jeunes déchaînés, il a été abandonné par le chef de terre et son état-major, et sa bonne volonté s’est retournée contre lui. Comme s’il ne s’était agi que de le prendre dans un  traquenard… Tout comme en 1991 lorsque au fort des casses des jeunes qui réclamaient les lendemains meilleurs, il a été sollicité par le gouvernement pour désamorcer la bombe sociale, c’est lui qui a fini par payer le plus grand tribut, en s’en tirant avec tous ses biens incendiés. Par une population qui l’accusait de s’être compromis et abandonné le combat pour lequel il était le chantre et le porte- parole. Paul Biya entendra-t-il son appel ?</p>


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		<title>Mensonge par omission et…</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 09:17:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lemessager</dc:creator>
				<category><![CDATA[30ans du Messager]]></category>

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		<description><![CDATA[« La souveraineté appartient au peuple qui l’exerce à travers le président de la République et l’Assemblée nationale. »  C’est en tout cas la lecture que Paul Biya fait de l’article 2 de notre Loi fondamentale. Une lecture bien partiale puisque le locataire d’Etoudi dans son « one man show » du 27 juin dernier a décidé de passer par pertes et profits le référendum, l’autre moyen par le biais duquel s’exerce la souveraineté populaire.


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Ainsi donc, à force de vouloir démontrer l’indémontrable, Paul Biya aura donc fini par mentir. Mensonge par omission mais (gros) mensonge quand même. Et ce mensonge-là est tout simplement significatif de la peur-panique qu’éprouve Biya et ses amis d’en référer au peuple pour tout ce qui concerne l’avenir du Cameroun.</p>
<p>Tout ou partie du peuple « <em>avait soif de liberté </em>», Paul Biya dit avoir étanché cette soif. Soit. Mais, pourquoi, Dieu, lorsque tout ou partie du peuple souhaite qu’une conférence nationale soit convoquée pour qu’ensemble le peuple camerounais décide de ce qu’il y a lieu de faire, Biya <em>« le miséricordieux </em>» ne convoque-t-il pas la conférence nationale ? C’est vrai que <em>« celui qui veut agir au nom du peuple doit se soumettre à son suffrage, c’est-à-dire aux élections. </em>» Et lorsque le peuple souhaite s’exprimer, quel moyen lui reste-t-il si ce n’est le référendum ? Or plus que tout, c’est la question de la conférence nationale qui, aujourd’hui, marque la cassure entre le pouvoir et le peuple. Dès lors, quoi de plus démocratique que d’appeler les Camerounais à dire q’ils sont pour ou contre la conférence nationale !</p>
<p>De la conférence nationale, Biya dit qu’elle est « <em>sans objet </em>». Du référendum, il a dit à la télévision nationale qu’il « <em>coûte cher et que le Cameroun n’a pas d’argent à jeter par les fenêtres. </em>» Avant de revoir sa position pour enfin faire disparaître le référendum des tables de la loi.</p>
<p>Quid du principe fondamental de la démocratie qu’est la légitimité populaire ? Paul Biya et le Rdpc n’en ont rien à faire. Normal, il y a longtemps qu’ils l’ont perdue. Alors, ils se rabattent sur la légalité.</p>
<p>-         conséquence de la légitimité. Et de quelle manière ! En bafouant la loi. En appelant leurs amis à s’organiser en groupes d’auto-défense. En faisant donner la troupe contre le peuple. En trichant. En organisant la supercherie.</p>
<p>-         Bien sûr, Paul Biya a « <em>pris devant tous</em> (les Camerounais) <em>l’engagement de ne pas fausser et de respecter scrupuleusement le jeu démocratique. </em>» Les Camerounais peuvent-ils encore accorder foi à ce propos quand on sait que ni l’administration ni les forces de l’ordre et l’armée ne brillent pas par leur neutralité ? Qui peut accorder foi à ce propos quand on sait qu’à ce jour, la refonte des listes électorales est restée une affaire entre le Rdpc et une administration préfectorale à la botte du pouvoir ? Qui peut réellement croire que Paul Biya est soucieux de la légalité dont il se prévaut lorsque lui et ses amis politiques bafouent les lois républicaines à longueur de journée pour faire taire la presse indépendante cependant que les médias officiels, « <em>leurs</em> » médias, abreuvent les Camerounais de mensonges les uns plus éhontés que les autres ?</p>
<p>« <em>On n’arrache pas le soutien du peuple par la force, on le conquiert par la persuasion, on le mérite </em>! » Si ce propos n’avait pas été de Paul Biya ,nombre de Camerounais auraient applaudi. Car tout de même, c’est aux ordres de Paul Biya qu’obéit l’armée dont la cible préférée est aujourd’hui le peuple. Ce peuple précisément sans lequel les institutions de la République ne sont rien.</p>
<p>« <em>La porte du dialogue est ouverte et les discussions continuent </em>», clame Paul Biya. Drôles de discussions où ce sont toujours les mêmes — partis d’opposition — qui doivent faire des concessions. Pendant que le pouvoir du haut de son piédestal s’obstine à croire que lui seul est représentativité du peuple camerounais.</p>
<p>« <em>Si nous détruisons le Cameroun? Si nous compromettons l’ordre et la paix. Comment ; sur qui ; pour qui ; et au nom de quoi ; allons nous exercer ce pouvoir pour lequel nous nous sommes battus avec autant d’acharnement ? </em>» Ces questionnements, Paul Biya les adresse certainement à l’opposition. Alors même que, de fait, c’est lui qui est en train de détruire le Cameroun, de compromettre la paix en imposant à d’autres fils de ce pays, au moins aussi intelligents que lui, sa vision des choses. Une vision qui, de toute évidence, a mené le pays au bord du précipice.</p>
<p>Après neuf ans de cette vision-là, « <em>l’intolérance, le sectarisme et le tribalisme sont remis au goût du jour.</em> » Et Paul Biya n’a qu’à s’en prendre à lui-même qui, pendant toute cette période, a été seul maître à bord du vaisseau-Cameroun. Ses échecs (multiples) comme ses réussites (s’il y en a)  :ll doit les assumer avec ses seuls amis. Et s’il est l’homme d’Etat qu’il prétend être — il est permis d’en douter—il ne lui reste qu’à faire usage de l’alternative de Mac-Mahon : « <em>Se soumettre ou se démettre. </em>»</p>


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		<title>Paul Biya au parlement :   Un non événement</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 09:16:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lemessager</dc:creator>
				<category><![CDATA[30ans du Messager]]></category>

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		<description><![CDATA[Que retenir en définitive de la prestation de Paul Biya à l’Assemblée nationale ? En vérité rien que les Camerounais ne sachent déjà.


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le plan économique, le Premier ministre a déjà été passé par là et nous avait lui aussi gratifié d’un discours fleuve dans lequel, il avait entre autres vérités, averti les Camerounais de ce qui les attendait dans les prochains jours. Biya n’a donc repris que le refrain d’un air que les Camerounais connaissent bien pour l’avoir entendu on ne sait plus combien de fois depuis que le Renouveau est au pouvoir. Huit années au cours desquelles on a constamment invité au sacrifice provisoire, mais qui s’est traduit dans les faits par une dégradation désespérément progressive de la situation économique du pays, au point où parler aux Camerounais aujourd’hui de nouveaux sacrifices à consentir, reviendrait à parler de la corde dans la maison d’un pendu.</p>
<p>Et dans ce registre de catastrophes qui se préparent à s’abattre sur eux, les Camerounais sont même plus informés que le gouvernement ne veut qu’ils soient grâce justement à cette presse étrangère à propos de laquelle, le président Biya se gausse si allègrement, mais qui fort heureusement pour le peuple camerounais  vient combler (à l’instar de la presse privée indépendante) les silences complices des médias officiels et les non-dits coupables de nos dirigeants grâce à cette presse étrangère (louée soit la providence), les Camerounais savent les choses qui les attendent. Des choses que, ni le Premier ministre, ni le président de la République n’a  désigné ou osé,( le mépris ou le courage produisant ici les mêmes effets) détailler aux Camerounais.</p>
<p><em>Télex confidentiel</em> (bihebdomadaire d’informations rares et de perspectives) édité par <em>Jeune Afrique Economie</em> annonce dans son n°911 du 24 juin 1991 d’importantes réductions de salaires dans la Fonction publique. Notre confrère écrit, « <em>le plan d’ajustement structurel du Cameroun, conçu en concertation avec la Banque mondiale, prévoyait une réduction conséquente des effectifs de la Fonction publique, jugés pléthoriques. Il s’agissait alors de licencier quelques 70 000 agents de l’Etat. Redoutant l’explosion populaire que provoquerait une telle mesure, le gouvernement camerounais a choisi une solution pour atteindre le même objectif : réduire la masse salariale afin de pouvoir, dans la meilleure des hypothèses, payer régulièrement le salaire des fonctionnaires. Des mesures draconiennes ont donc été décidées pour faire face à la situation. Ainsi les salaires indiciaires connaîtront une réduction de 17%. L’indemnité de responsabilité sera réduite de 50%, alors que l’indemnité de logement, représentant jusqu’ici 20% du salaire, sera ramenée à 12%, soit diminution de 8%.</em></p>
<p><em>Par ailleurs, la taxe proportionnelle retenue sur les salaires, qui était de 3% passerait à 10% du salaire indiciaire. Enfin, les logements de fonction seront supprimés. Ces mesures devraient entrer en vigueur dès le 1<sup>er</sup> juillet prochain, le gouvernement étant obligé de faire un « geste » pour convaincre les organismes financiers et internationaux, et notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, de sa détermination à appliquer les mesures qui lui ont été imposées</em>. »</p>
<p>Quel que soit le crédit qu’on peut accorder à  des informations pareilles et même si en définitive elles ne se confirment pas, le rythme  de circulation de ce document à travers le pays prouve tout simplement que là où il n’y a pas le langage de la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, le peuple s’inquiète à raison et hypothèque facilement  son avenir au premier marchand d’illusions. Sur ce  terrain précisément, et au regard de ce qui se passe, c’est bien au gouvernement Rdpc qu’il faudrait  retourner les propos suivants de son chef : « <em>Nous n’avons pas le droit de nous mentir à nous-mêmes ni de mentir au peuple </em>».</p>
<p>Sur le plan politique, Biya a dressé un bilan particulièrement élogieux de son règne (ce qui était prévisible) usant au passage de menaces à l’endroit de la Coordination des partis d’opposition (c’est de bonne guerre) avant de prononcer la petite phrase qui a rallumé le feu dans le pays et fait de nouvelles victimes notamment dans la ville de Douala : <em>« Je maintiens que la Conférence nationale est sans objet pour le Cameroun </em>».</p>
<p>Biya a-t-il apporté la démocratie au Cameroun ? Peut-être faudrait-il reconnaître ici, qu’indéniablement, son livre <em>Pour le libéralisme communautaire</em> contenait cette idée ? Mais dans sa  mise en œuvre combien de temps devait-il durer ? Force est de reconnaître que cela devait mettre plus de temps qu’en ce moment, au regard de nombreuses entraves que les Camerounais rencontrent sur le chemin de sa conquête. En réalité, Biya a toujours cru que la démocratie était comme un robinet qu’il pouvait ouvrir et fermer quand il veut. C’est ce qui explique qu’aujourd’hui, pour avoir la plupart de temps préféré un robinet fermé, il subit plus qu’il ne contrôle la situation. « <em>Née avant la perestroïka de Gorbatchev</em> », notre démocratie traîne le pas malgré la pression des bailleurs de fonds et des manifestations de rue de l’intérieur du pays. Fort heureusement, le multipartisme était déjà inscrit dans notre Constitution et ne demandait qu’à être traduit dans les faits.</p>
<p>Et depuis 1982, chaque étape de notre avancée vers une société de liberté s’est traduite par des arrestations arbitraires  des actes de violences, des bains de sang. Souvenez-vous  des morts de Bamenda, de l’arrestation de Yondo Black et compagnie, et des émeutes qui ont frappé l’ensemble du pays. C’est grâce à ces sacrifices que le peuple a obtenu ce qu’il a pu obtenir. Même les lois prétendument libérales de novembre 1990 ont été conçues en secret, souci de falsifier l’histoire au point où son auteur en vertu du fait qu’une loi vient chasser une autre, n’a pas cru devoir abroger dans les nouveaux textes ceux existant avant l’indépendance et qui régissaient les partis politiques à l’époque.</p>
<p>Si aujourd’hui les Camerounais réclament la conférence nationale souveraine, c’est parce qu’ils ont assez de toujours arracher à tous les coups et au prix de leur sang, ce à quoi ils ont normalement droit, et ceux qui avaient pensé un instant qu’ils obtiendraient satisfaction en allant dîner à la table du Premier ministre, doivent aujourd’hui se mettre le doigt dans l’œil. Peut-être vont-ils alors comprendre que lorsqu’on les invite en leur donnant d’avance la réponse à la seule demande qu’ils s’apprêtent à formuler, cela signifie tout simplement qu’on les mène en bateau, la seule chose qui les y attend étant le mal de mer.</p>
<p>Que dire de l’éventualité ( ce qui n’est pas une certitude) de réhabilitation de certains braves fils de ce pays, nouvelle que les médias officiels considèrent déjà comme un véritable scoop ? Tout simplement qu’elle arrive trop tard. En effet, dans presque toutes les localités du pays, il y a longtemps que les effigies de Ahmadou Ahidjo ont réapparu dans les maisons. Jamais les cassettes de ses discours n’ont autant été vendues qu’en ce moment. <em>« Le peuple n’est pas  dupe </em>» a dit fort à propos Paul Biya, il y a longtemps qu’il a réhabilité tous ses héros.</p>
<p>A l’évidence, il est diddicile aujourd’hui de croire que Biya soit un véritable démocrate. Avec plus de quatre-vingts morts sur son chemin là où d’autres chefs d’Etat ont cédé dès les premières manifestations de rue et ceci, dans le souci de préserver les vies humaines, et les biens de leur peuple, Biya veut à tout prix quelle que soit la mise, imposer son point de vue. Au nom de quoi une seule personne, un seul parti doit-il légiférer là où il existe plusieurs partis ?</p>
<p>Hier, Biya dit « <em>la majorité avait soif de la liberté et de la démocratie. Il fallait répondre à cette exigence profonde. La démocratie et le multipartisme sont aujourd’hui une réalité au Cameroun </em>». les Camerounais ont toujours soif de la conférence nationale. Pourquoi Paul Biya ne la leur donne pas ? S’il doute que cette demande soit celle de la majorité du peuple camerounais, qu’il aille donc au référendum. Au lieu de perdre son temps et le nôtre en discours médiocres et provocateurs dont les seuls mérites ont été de démontrer à quel point il est insensible   aux malheurs du peuple qui l’a pourtant fait roi.</p>
<p>L’histoire juger</p>


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		<title>« La conférence nationale est sans objet »:Paul Biya a-t-il désavoué Hayatou au parlement?</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 09:13:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lemessager</dc:creator>
				<category><![CDATA[30ans du Messager]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout a commencé dès la première déclaration publique de Sadou Hayatou comme Premier ministre, chef du gouvernement. Répondant à la presse qui lui demandait sous quel signe il comptait placer son action, Sadou Hayatou affirma que sa politique se déploierait en un tryptique : dialogue, concertation et réconciliation nationale. Par rapport à la tartarinade de Biya [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout a commencé dès la première déclaration publique de Sadou Hayatou comme Premier ministre, chef du gouvernement. Répondant à la presse qui lui demandait sous quel signe il comptait placer son action, Sadou Hayatou affirma que sa politique se déploierait en un tryptique : dialogue, concertation et réconciliation nationale. Par rapport à la tartarinade de Biya qui, sur le perron de l’Elysée martelait que la conférence nationale était sans objet, il y avait là comme un interstice et de quoi plier un doigt.</p>
<p>Peu après dans un entretien accordé à la presse nationale et internationale, Hayatou annonce que des consultations sont en cours pour la formation imminente d’un gouvernement qui s’ouvrira aux personnalités de la société civile. La montagne accouchera pourtant d’une souris car le gouvernement qui sort ce soir-là ressemble à s’y méprendre à une copie certifiée conforme de l’ancien, l’entrée de l’avocat Doualla Moutomé, membre de délégations du Rdpc chargées d’expliquer les lois du 19 décembre 1990, cette entrée est donc la seule et difficilement crédible ouverture à la société civile. Si la main de Biya est manifeste derrière ce gouvernement, on a de la peine à y soupçonner ne serait-ce que l’ombre d’Hayatou.</p>
<p>Par ailleurs, les commentaires de <em>Radio Cameroun</em> consécutifs à cette première conférence  de presse d’Hayatou soulignent abondamment combien il serait incongru qu’un Premier ministre chargé d’appliquer la politique définie par le président de la République puisse s’écarter de la ligne prescrite par ce président. Biya a dit que la conférence  nationale était sans objet. Des fois que « <em>son dialogue, sa concertation et sa réconciliation nationale </em>» cacheraient quelques velléités de distanciation d’Hayatou par rapport à Biya, le Premier ministre est ainsi appelé à se le tenir pour dit : pas de conférence nationale, point final.</p>
<p>N’ayant donc pas pu ouvrir son gouvernement à la société civile, Hayatou entreprend de recevoir « <em>toutes les forces vives de la Nation </em>». Est-ce pour jeter de la poudre aux yeux ? Est-ce parce que Hayatou est sincèrement acquis à la nécessité d’un dialogue social dans ce pays ? Toujours est-il que la plupart des personnalités reçues par Hayatou prônent l’indispensable conférence nationale. Certains suggèrent même l’organisation d’un référendum pour savoir si le peuple est pour ou contre la conférence nationale. Il n’est pas jusqu’à l’indicible Kame Samuel qui, alors qu’on s’attendait à ce qu’il approuve et encourage la logique de guerre décidée par le gouvernement,  déclare en substance au sortir de l’audience avec  Hayatou que les méthodes qu’il avait appliquées au début des années 60 correspondaient à cette époque-là et qu’aujourd’hui, on peut imaginer d’autres approches.</p>
<p>La synthèse des auditions organisées par Hayatou est donc attendue avec grand intérêt. Zacharie Ngniman croit même devoir se fendre d’un commentaire anticipatif sur la Crtv peu avant la fête du 20 mai 1991. Il prépare l’opinion à cette synthèse car une certaine impatience prévaut face au silence de Biya et à l’attentisme d’Hayatou. Le 20 mai est une échéance importante et, à défaut d’un message de Biya, le bilan des auditions du Premier ministre constituerait toujours par ces temps de vaches maigres, un os à croquer. Zacharie Ngniman estime que d’un moment à l’autre, on devrait savoir quelle synthèse est sortie des entretiens du Premier ministre.</p>
<p>Commentant le  défilé du 20 mai, Charles Ndongo s’entend encore interpeller par Ngniman sur ce sujet. Ndongo promet même de susciter au besoin la réaction du Premier ministre, au cas où ce dernier ne livrait pas bientôt les conclusions de ses auditions.</p>
<p>Certes, Hayatou commettra le faux pas d’enlever tout intérêt à cette synthèse en déclarant maladroitement à Jean Karim Fall de Rfi que la conférence nationale est sans objet, donnant de ce fait l’impression que ses entretiens n’avaient servi qu’à le conforter dans la voix du refus du dialogue national, bien que la plupart de ses visiteurs aient été clairs sur la nécessité d’une conférence nationale.</p>
<p>Aussi, se remettant sur l’ouvrage, Hayatou saisit l’occasion de la présentation à l’Assemblée nationale, le 21 juin dernier, du budget de l’Etat pour l’exercice 1991/1992, pour risquer quelques pistes de recherche d’une solution à la crise multidimensionnelle que connaît notre pays. Hayatou dit en effet ceci : « <em>J’ai eu à constater qu’au-delà des sensibilités des uns et des autres, trois points essentiels ont fait l’objet d’un consensus :</em></p>
<p>-         <em>la nécessité d’un vaste dialogue permettant aux Camerounais de s’exprimer sur les problèmes majeurs d’intérêt national ;</em></p>
<p>-         <em>le refus unanime de toute remise en cause  des institutions qui ne pourraient qu’être préjudiciable, à la continuité de l’Etat et au redressement économique et financier du pays ;</em></p>
<p>-         <em>la nécessité d’organiser des élections législatives régulières et honnêtes, expression directe de la souveraineté du peuple pour harmoniser la représentation nationale avec le multipartisme qui prévaut dans le pays. </em></p>
<p><em>Voilà mesdames et messieurs des députés, la substance du dialogue et de la concertation que pendant trois semaines, j’ai engagés avec les différentes forces vives du pays </em>»</p>
<p>Traduisons : Hayatou dit en clair oui à une conférence nationale thématique, (voir entre autres Bi Boum Woum pour le brevet d’intervention) ; non à une conférence nationale souveraine ; oui à une conférence nationale sans remise en cause du pouvoir en place. Mais, ceci n’est que peccadille, car Hayatou commet une faute, pour l’aile dure du régime, en ajoutant ce petit bout de phrase : « <em>En tout état de cause, la nécessité de la recherche d’une nouvelle légitimité et d’un nouveau consensus social s’impose aujourd’hui pour mener à bien le redressement économique et financier du pays. Et dans toute démocratie digne de ce nom, les élections restent le meilleur moyen pour atteindre un tel but. </em>» La faute est consommée au travers de la première phrase. Car le pouvoir sait bien que malgré sa prétendue légalité, il n’a plus aucune légitimité. Le crime d’Hayatou, c’est d’en dresser le constat. D’où cette sortie incongrue de Paul Biya le 27 juin pour aller à l’Assemblée nationale dire que c’est lui le chef, qu’Hayatou a eu tort de parler de « <em>nouvelle légitimité et d’un nouveau consensus. </em>» Il s’est agi littéralement d’un discours catastrophe pour la patrie, inutile et provocateur et pour tout dire, Biya est allé à l’Assemblée à la fois pour réfuter l’analyse d’Hayatou et pour lancer une  déclaration de guerre malhabile.</p>
<p>Que va faire Hayatou ? Avalera-t-il misérablement la couleuvre ? a-t-il les mains libres et propres pour oser rendre son tablier ? S’il choisit  de s’accrocher à son macaron, cela signifiera simplement que, comme l’écrivait Henri  d e Montherlant, « <em>c’est de honte en honte qu’on atteint le pouvoir.</em> »</p>


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		<title>Laurent Dona Fologo:« Les journalistes doivent se battre pour libérer l’Afrique »</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 09:08:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>robert.ngono.ebode</dc:creator>
				<category><![CDATA[30ans du Messager]]></category>
		<category><![CDATA[A la Une]]></category>

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		<description><![CDATA[Diplômé de l’Ecole de journalisme de Lille en France, Laurent Dona Fologo a exercé comme journaliste de 1965 à 1974. Il a créé le journal gouvernemental ivoirien Fraternité Matin, il a été le tout premier rédacteur en chef de cette publication. Par la suite, il a été membre du gouvernement pendant 22 ans, passant de la Communication à la Jeunesse et sports. C’est d’ailleurs lui qui organise la Coupe d’Afrique des nations de football qui a consacré le Cameroun pour la première fois champion d’Afrique en 1984. Il est président d’un parti politique, le Rassemblement pour la paix, le progrès et le partage, Rpp. Il est actuellement le président du Conseil économique et social de Côte-d’Ivoire. Il a vu, comme il le dit lui-même, les deux faces de la médaille. Dans un entretien sans fioritures avec le journal Le Messager, il parle du rôle de la presse, de son avenir et de celui de l’Afrique. 


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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vous dites être venu au Cameroun témoigner votre reconnaissance au journal Le Messager pour le combat pour les libertés qu’il mène. Pour vous, quelle signification donner à la célébration de 30 ans d’existence d’un journal en Afrique francophone ?</strong></p>
<p>Il nous a paru nécessaire que le combat que mène monsieur Pius Njawé depuis 30 ans, ne soit pas fêté seulement par les Camerounais. Il est important que le Cameroun sache qu’il y a d’autres personnes, d’autres pays, qui reconnaissent l’importance de ce combat. Nous sommes là avec l’accord de Laurent Gbagbo, président de la Côte-d’Ivoire, qui suit de près ce combat depuis plusieurs années, parce que lui-même, mène le même combat sur le terrain politique. Il m’a demandé de le représenter à cet anniversaire dont il a eu connaissance par l’intermédiaire de Pius Njawé. Et c’est avec beaucoup de plaisir, beaucoup d’honneur, et même beaucoup de joie que je viens participer à ces festivités. Je suis venu avec l’avion personnel du chef de l’Etat. C’est dire combien il a paru nécessaire de répondre à cette invitation. Je suis également venu parce que je suis d’abord journaliste. C’est moi qui aie lancé le journal Fraternité Matin qui est l’un des journaux à grand tirage en Afrique noire francophone aujourd’hui, et j’en ai été le premier rédacteur en chef. C’est moi qui aie compris très tôt que si nous ne maîtrisons pas les circuits de distribution, nous serions marginalisés. Je me suis battu pour que la société éditrice du journal ait 50% d’actions dans la société de distribution. Je crois, pour toutes ces raisons-là, qu’il fallait m’associer à vous pour les festivités de cet anniversaire qui est plein de signification pour toute la presse africaine. C’est notre façon d’apporter notre soutien à cet évènement. C’est aussi l’occasion de dire à la jeunesse africaine que pour avoir vu l’autre côté de la médaille, je ne me sens pas hors jeu. Le monde change et les Africains doivent le savoir et se comporter en conséquence. Aujourd’hui, j’occupe des fonctions officielles connues que m’a confiées le président Laurent Gbagbo, alors que nous ne sommes pas du même bord politique, et qui mène un combat que j’apprécie beaucoup.</p>
<p><strong>Quels sont les défis qui interpellent les journaux africains en général pour la construction d’une société plus juste et où les libertés publiques sont davantage respectées ?</strong></p>
<p>Je crois que le combat général du droit à la différence, des droits de l’homme, est le combat de la presse africaine. Il est important que les jeunes journalistes africains se battent pour libérer l’Afrique, parce que l’Afrique n’est pas encore libre. Le président Houphouët qui était mon maître politique, nous disait que les hommes de sa génération avaient créé en 1946 le Rda, Rassemblement démocratique africain à Bamako pour recouvrer la liberté confisquée par les colons et l’honneur bafoué des Africains par les mêmes colons. Je crois que ce combat-là, malgré son âge, est toujours d’actualité. Il revêt d’autres couleurs aujourd’hui, mais il est nécessaire de le mener. Le président Gbagbo ne fait pas autre chose aujourd’hui lorsqu’il veut que la Côte-d’Ivoire soit souveraine, que la Côte-d’Ivoire ne se fasse plus dicter ce qu’elle doit faire par des pays extérieurs, quelle que soit leur puissance. La presse africaine doit s’inscrire à mon avis dans cette voie. Cela n’exclut pas l’ouverture avec l’extérieur, puisque la mondialisation s’impose à tous. Dans cette mondialisation, les plus faibles sont écrasés par les plus forts. Il faut que les pays africains se mettent ensemble, sinon, le combat est perdu d’avance. La presse africaine a intérêt aujourd’hui à avoir des journalistes formés, des journalistes engagés, des journalistes qui font respecter la liberté d’expression, mais qu’ils le fassent de manière coordonnée, de manière solidaire, s’ils veulent réussir le combat.</p>
<p><strong>Quel devrait être la contribution de la presse pour le développement des pays africains ?</strong></p>
<p>Il n’est pas toujours nécessaire de dire non. On ne dit pas non à ce qui est bon. La première condition, c’est que les journalistes soient bien formés. Il faut que quand vous signez un article, que tous vos compatriotes respectent votre signature. On achète parfois un journal à cause d’une seule signature. Il faut donc que l’élément professionnel domine le reste, les professionnels courageux, honnêtes, qui respectent les canons du métier. Il faut ensuite que les journalistes se fassent eux-mêmes respecter. J’ai parlé au colloque du journalisme alimentaire. Cela existe aussi en Côte-d’Ivoire. Nombre de journalistes vivent des situations très difficiles et cela se ressent dans la presse. Si vous avez toujours la main tendue, vous ne pouvez pas être souverain. Je pense donc que le combat de la presse ne sera gagné que par la voie du professionnalisme et du courage. Je suis sûr que la presse reflète la société. Au fur et à mesure que la société évoluera de façon démocratique, respectant les droits de l’homme, les libertés, cela se ressentira dans la presse, et vice versa. Le combat de la presse est de créer ces conditions le plus tôt possible.</p>
<p><strong>Les Africains en général perçoivent mal leur pays à cause parfois de plusieurs frustrations subies. Que font les gouvernements pour mettre en confiance cette presse afin qu’elle joue effectivement le rôle qui lui est dévolu ?</strong></p>
<p>Les gouvernements africains ont compris et admis actuellement le rôle de la presse. Par exemple dans mon pays, il existe une maison de la presse qui a été offerte par le gouvernement. Dans cette maison, les journalistes se sont organisés en associations, et reçoivent qui ils veulent, quand ils veulent, et gèrent eux-mêmes cette maison. Ensuite, une subvention officiellement est dégagée sur la base d’une loi qui a été votée pour permettre à la jeune presse locale d’aller de l’avant, ou encore les formations dans la recherche et d’autres facilitations. Le combat de la presse ivoirienne que je connais bien est d’obtenir la dépénalisation des délits de presse. Nous, nous disons que le journaliste est un citoyen comme tous les autres. Ils sont soumis aux mêmes lois que les autres acteurs des autres corps de métier. La seule différence est que chaque corps de métier a ses spécificités. Dans le cadre de la presse, nous disons qu’un journaliste qui a tort en affirmant gratuitement et sans preuves des allégations, qui ne recoupe pas ses informations ou qui s’attaque à la vie privée d’un citoyen, mérite d’être sanctionné. Reste maintenant à savoir quel type de sanction est compatible. Avec la liberté de la presse, les journalistes souhaitent par exemple que les fautifs soient passibles d’une amende ou d’autres sanctions comme fautes lourdes pouvant conduire au licenciement. Ils soutiennent que mettre un journaliste en prison est une forme d’atteinte grave à l’essence même de la profession. Mais dans tous les cas, il faut que les journalistes sachent qu’ils ne sont pas au dessus des lois. Je crois si la presse joue son rôle et si les pouvoirs publics jouent également le leur, alors, les choses pourraient mieux avancer. C’est pourquoi je dis que la presse a un rôle important à jouer à condition qu’elle mérite qu’on l’appelle véritablement la presse.</p>
<p><strong>On note quand même qu’il y a un réel problème d’accès aux financements et aux sources d’information qui constituent la matière première de la presse. Quelles solutions pour juguler ce problème ?</strong></p>
<p>Je crois que sur ce point, les choses évoluent positivement. Tout n’est qu’un problème de confiance. On dit que nul n’est prophète chez soi. Le journaliste camerounais, qui vit au Cameroun et que l’on voit tous les jours, lorsqu’il y a une information importante, on considère qu’il n’est pas en mesure de la traiter comme on voudrait. Parfois, il a du mal à avoir accès à cette information. Certaines informations sur le Cameroun lui seront connues à l’étranger, avant d’être connues à l’intérieur du Cameroun. Ce que je dis là est valable aussi bien pour la Côte-d’Ivoire que pour les autres pays africains. Cette période-là, nous l’avons vécue avec parfois beaucoup de peine. Mais depuis le printemps de la presse avec le retour au multipartisme dans les années 90, les choses ont quand même légèrement changé. En Côte-d’Ivoire aujourd’hui, il y a 22 quotidiens. Mais tous ces journaux-là ne méritent pas le respect. Ceux qui le méritent ont accès à l’information. Ce qui fait que les périodiques du continent installés en Occident et qui nous arrosaient d’informations parfois de notre propre pays, ont vu leur influence baisser dans nos pays, parce que tout est presque connu à la minute. Si nous les achetons encore, c’est pour des commentaires qu’ils font de ces informations.</p>
<p><strong>Quels rapports devraient exister entre le pouvoir politique et la presse libre d’une part, entre la presse libre et la presse publique d’autre part ?</strong></p>
<p>Nous revenons aux relations entre le pouvoir et la presse. Vous savez que l’on dit que la presse est le quatrième pouvoir. Vous comprenez pourquoi les rapports sont difficiles. Je suis aujourd’hui un homme de pouvoir, j’essaye de faire de mon mieux pour exercer cette parcelle de pouvoir qui m’est donnée. Et étant soumis au contrôle, à la critique, à l’œil du gendarme que constitue la presse, c’est normal que je me méfie. C’est aussi normal que la presse fasse son travail. Je crois que tout est question de sérieux, de professionnalisme et de qualité du rendu du journaliste. Si un ministre est bon, efficace et transparent, il est très difficile qu’il soit ennemi de la presse. Et même s’il arrive qu’il soit de temps en temps égratigné, il peut à tout moment porter plainte contre la presse et gagner le procès. A l’inverse, lorsqu’un journal fait correctement son travail, il se montre digne de respect. Il peut égratigner n’importe quel ministre sans craindre quoique ce soit, étant sûr du travail abattu. Dans ce cas, la presse peut être un bon contre-pouvoir. Nous sommes dans une dialectique difficile. La presse a besoin du soutien de l’Etat pour son développement. L’homme de pouvoir a le sentiment parfois qu’il donne l’argent à la presse et que par conséquent, cette presse devrait être reconnaissante, au lieu de le critiquer. Or, il faut accepter cette anomalie si jamais anomalie il y a. L’Etat donne l’argent à la presse pour contribuer à la promotion de la démocratie, des droits de l’homme dans le pays. C’est la règle du jeu et il faut l’accepter telle qu’elle. C’est comme cela dans tous les pays qui veulent avancer et voir évoluer les choses. C’est le devoir du journaliste et il se heurte le plus souvent au pouvoir politique pendant l’exercice de cette mission qui est sienne.</p>
<p><strong>20 ans après la chute du mur de Berlin, quel est selon vous l’avenir de la presse africaine ?</strong></p>
<p>Cette question pouvait simplement s’arrêter en disant 20 ans après la chute du mur de Berlin, quel avenir pour l’Afrique ? Je crois que c’est une question très importante. Lorsque le mur de Berlin tombe le 9 novembre 1989, j’ai fait une conférence en 1990 pour dire que la chute de ce mur qui est applaudie par l’Occident, est un malheur pour l’Afrique. Je m’explique : lorsqu’on est une jeune jolie, on a beaucoup de courtisans. Si tous les courtisans disparaissent et qu’il n’en reste qu’un, la jeune fille n’a plus de choix. L’Afrique était courtisée par deux camps, l’Est et l’Ouest. On a appelé cela la guerre froide. Lorsque le mur est tombé et que les Occidentaux jubilaient, je me suis demandé quel est l’avenir de l’Afrique dans tout cela. Lorsque les pères fondateurs de l’Afrique se battaient pour la liberté, Julius Nyerere, Kwame N’Kruma, Sékou Touré, Patrice Lumumba, ou encore Um Nyobè, d’autres Africains, Léon Mba, Houphouët, ou encore Sédar Senghor, étaient avec les Occidentaux. Cela ne dérangeait pas. Lorsque les investisseurs refusaient d’aller chez Sékou Touré, ils allaient en Côte-d’Ivoire investir. Ce pays bénéficiait ainsi de cette situation de guerre froide. Aujourd’hui, nous sommes tous logés dans la même casserole et nous n’avons plus de choix. C’est pourquoi nous subissons toutes ces menaces. Je ne dis pas que les Africains sont sains. Loin de là. Mais la manière que nous recevons le diktat de ces pays, les sommations, les ultimatums provient du fait qu’il n’y a plus qu’un seul camp. Lorsqu’on dit Robert Mugabe doit partir, Mamadou Tandja doit partir, ou encore Dadis Camara doit partir, ce n’est pas une bonne manière de traiter un chef d’Etat quelque soit ce qui leur est reproché. La manière de reprocher un esclave à peine libéré est importante. Nous sommes sensibles à la souveraineté, au respect. Nous voulons que les Occidentaux nous considèrent comme des hommes, comme eux. C’est pourquoi je dis que l’avenir de la presse africaine sera à l’image du continent lui-même. Tant que les Africains ne vont pas se mettre ensemble pour constituer de grands groupes solides sur le poids de leurs richesses naturelles et autres, on ne s’en sortira pas. Vous voyez comment ils agissent : lorsqu’un chef d’Etat se rebelle comme Gbagbo, ils vont chez le voisin le monter contre celui qui se rebelle. Il appartiendra aux jeunes de matérialiser l’unité africaine qui doit se faire par zones. Il faut que ceux qui ont des matières premières indispensables pour l’Occident, qu’ils prennent avec eux les autres pays moins nantis de ces ressources, et qu’ils cheminent ensemble.</p>


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		<title>Bangangté:   Une étudiante enlevée par des inconnus</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 09:01:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>frederic.boungou</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>

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		<description><![CDATA[Le campus de l’Université des montagnes (UDM) est dans l’émoi.


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis lundi dernier 16 novembre 2009, sa famille est sans nouvelles de Kouamen Njapom Christiane Audrey. Etudiante à l’Institut supérieur des sciences de la santé, filière médecine niveau I de l’Université des montagnes, la jeune fille a été enlevée par des individus non encore identifiés alors qu’elle se trouvait dans la mini-cité Pasteur située au centre ville de Bangangté, où elle loge avec d’autres étudiants. Cet enlèvement dont l’info semble avoir été bien verrouillée avant que <em>Le Messager</em> n’y accède finalement, a créé un certain émoi au sein de la communauté estudiantine dans cette université. Même si ce n’est pas encore la panique, le kidnapping de Kouamen Njapom est venu brutalement troubler la sérénité dans le campus et dans la ville. L’on s’interroge notamment sur les mobiles des ravisseurs de même que sur le mode opératoire utilisé, précisément la facilité avec laquelle ils ont pu accéder au site qui est pourtant défendu par un mur sans attirer l’attention des occupants. De toute évidence, ils semblaient être bien renseignés sur leur cible dans la mesure où ils se sont directement dirigés vers sa chambre sans demander leur chemin, selon nos renseignements…</p>
<p>L’enlèvement s’est déroulé lundi [16 novembre, ndlr] <em>« entre 18h30-19h30 »</em>. Les assaillants dont le nombre n’a pas été révélé <em>« ont pénétré dans la mini-cité Pasteur située au centre ville de Bangangté. Ils se sont dirigé vers la chambre qui semblait avoir été bien ciblée et ont forcé la fille présente à les suivre »</em>, explique une source officielle de l’Udm. Mais la concernée, qui ne l’entend pas de cette oreille, ameute le voisinage après avoir essayé en vain d’expliquer à ses bourreaux qu’il y a méprise sur la personne. « <em>Je ne suis pas Christelle</em> », leur répétait-elle, rapporte notre source. Accouru à ses appels de détresse, Willy Jonas Tagni Obe, étudiant lui aussi à l’Université des montagnes (niveau I de l’institut des sciences et technologies) sera neutralisé, ligoté et bâillonné par  les intrus qui décamperont plus tard avec leur <em>« colis »</em>. Mais pas de chance, ils se trompent de cible. <em>« C’est que, explique une source introduite à l’Université des montagnes, la locataire de la chambre, Jouego Tagne Christelle Géneviève, à qui les assaillants en avaient visiblement après, également étudiante en filière médecine niveau I, se trouvait hors de sa chambre au moment où les ravisseurs sévissaient. »,</em> révèle un responsable de l’Udm joint au téléphone par <em>Le Messager</em> hier soir. Croyant avoir affaire à Jouego Tagne Christelle Géneviève, les kidnappeurs ne se laissent pas du tout démonter par ces dénégations.</p>
<p>Cinq jours après ce grave incident, à l’Udm, on s’en remet aux enquêteurs (l’enquête serait menée concomitamment par le commissariat de sécurité publique, le commissariat spécial et la brigade de gendarmerie) pour espérer connaître le fin mot de l’affaire. Où ses ravisseurs ont-ils conduit Kouamen Njapom Christiane Audrey ? Se sont-ils aperçus de leur méprise et que comptent-ils faire de leur <em>« colis »</em> devenu <em>« encombrant »</em> ? Ce sont entre autres, les questions qui taraudent actuellement l’esprit des enquêteurs qui n’ont pas encore démêlé l’écheveau de cette scabreuse affaire… à suivre.</p>


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		<title>Le Cameroun, classé 118ème  parmi les pays les plus industrialisés</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 08:54:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>souley.onoholio</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le pays de Paul Biya ne fait pas bonne mine et figure parmi les derniers dans le classement des pays en fonction de l’indice de performance compétitive de l’industrie entre 2000 et 2005.


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			<content:encoded><![CDATA[<p>L’organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) vient de publier sont « Rapport sur le développement industriel 2009 ». Celui-ci s’adosse sur le thème fort évocateur intitulé : « <em>Accéder aux marchés et y progresser : Nouveaux défis industriels pour les pays du botton billion et à revenu intermédiaire </em>». En annexe dudit rapport, figure le classement des pays en fonction de l’indice de performance compétitive de l’industrie entre 2000 et 2005. Pour un classement de 122 pays, le Cameroun occupe le 118 rang pour l’année 2005 en matière d’industrialisation. A cause de la faiblesse de son industrie, le Cameroun est loin derrière des pays comme le Sénégal, la Cote d’Ivoire, le Rwanda, le Kenya, le Malawi, le Benin… Cette position alarmante qui a motivé la tenue d’un point de presse hier, 19 novembre 2009, par  l’Onudi et le ministère de l’industrie, des mines et du développement technologiques (Minimidt). Frank Van Rompaey, représentant de l’Onudi au Cameroun, pour les pays de l’Afrique centrale et Mouafo Maurice directeur de l’industrie au Minimidt, ont également profité des circonstances pour présenter à la presse ledit rapport, en prélude à la célébration de la journée de l’industrialisation de l’Afrique qui se célèbre ce jour.</p>
<p>A en croire le représentant de l’Onudi, le Cameroun doit s’approprier quatre idées pertinentes du rapport, pour s’émanciper de ses faiblesses en matière d’industrialisation. « <em>L’intégration significative à l’économie mondiale est un impératif pour le Cameroun, l’un des pays du « Bottom Billion » »</em> explique-t-il. Et d’ajouter que l’industrialisation du Cameroun passe par la nécessité d’adopter une nouvelle politique industrielle ; mieux encore, il faut compter avec la tendance de la production basée sur la tâche qui elle, offre de réelles possibilités d’insertion dans l’économie mondiale, tout comme la hausse des coûts en Chine et les opportunités dans l’agro-industrie. Convaincu du vide qui existe entre les pays au sud du Sahara et ceux de l’Afrique du Nord, le directeur de l’industrie pense que l’industrialisation du Cameroun, si elle doit contribuer à réduire la pauvreté doit irriguer par la transformation et la valorisation des ressources naturelle du pays. Pour lui le thème « L’industrie au service de l’intégration », est porteur de nombreux espoirs, qui doivent passer par une offre énergétique compétitive. « <em>Le Cameroun a compris que sans énergie électrique, il n’y a pas une bonne industrialisation. Nous nous activons à la valorisation de nos ressources hydrauliques à travers la construction des centrales thermique comme c’est le cas avec celle de Yassa qu’on vient d’achever, celle de Limbé qui est sur pied depuis trois ans et celle de Kribi dont les travaux doivent démarrer »</em> explique Maurice Mouafo.</p>
<p><strong>Dialogue avec le secteur privé </strong></p>
<p>Pour éviter tout catastrophisme, Frank Van Rompaey pense qu’il y a de lueurs d’espoir pour l’avenir de l’industrialisation du Cameroun ; une croissance qui passe par le développement des opportunités et la mise en route de nombreux investissements. Le dialogue avec le secteur privé est selon lui, une option devant conduire à la sélection des meilleurs projets économiquement rentables. « <em>Il faut envisager une stratégie d’exportation permettant à l’économie camerounaise de se concentrer sur les activités qui ont une productivité croissante par rapport aux autres secteurs, la manufacture offre de meilleures possibilités pour un développement à long terme de la productivité. Il est également important d’éviter la « Malédiction des ressources » aussi doit-on utiliser les revenus dérivés de l’extraction des ressources pour la promotion des secteurs productifs »,</em> suggère-t-il. S’agissant de la nécessité d’adopter une nouvelle politique industrielle effective, des recherches récentes confirment l’importance d’un changement structurel et des politiques industrielles. « <em>Les investissements dans les infrastructures de base doivent de nouveau être priorisés par les gouvernements et les partenaires du développement. Les politiques qui affectent la localisation industrielle sont importantes. D’où la nécessité d’une nouvelle approche sur les zones économiques spéciales. Quant à la politique régionale, il faudrait davantage favoriser le libre échange afin d’offrir une large gamme d’intrants et de compétences dont les entreprises ont besoin »</em> conclut Frank Van Rompaey. Espoir partagé par le directeur de l’industrie qui est convaincu qu’il faut opter pour la mise à niveau de la productivité industrielle pour réaliser de bonnes performances. Ce qui passe par l’organisation des Etats généraux de l’industrie prévus en 2010.</p>


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		<title>Motorola et Ringo main dans la main</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 08:53:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lemessager</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est le 20 novembre que va se dérouler à Douala le séminaire de présentation sur les solutions technologiques Motorola. Au cours de ce séminaire conjointement organisé par les sociétés Ringo et Motorola, il s’agira de présenter les nouvelles offres de Ringo. Radiocommunication, vidéo surveillance, la géo localisation, bref les toutes dernières innovations technologiques. Voilà les [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le 20 novembre que va se dérouler à Douala le séminaire de présentation sur les solutions technologiques Motorola. Au cours de ce séminaire conjointement organisé par les sociétés Ringo et Motorola, il s’agira de présenter les nouvelles offres de Ringo. Radiocommunication, vidéo surveillance, la géo localisation, bref les toutes dernières innovations technologiques. Voilà les nouveaux atouts de Ringo depuis que cette entreprise est devenue le partenaire agrée de Motorola au Cameroun.</p>
<p>Il sera aussi question de présenter les derniers développements et applications du Motorola, la nouvelle gamme de produits Motorola ainsi que des expériences concrètes d&#8217;actions menées par Ringo S.A au Cameroun. Des représentants de divers secteurs professionnels : pétroliers, sécurité, transport et logistique, industries lourdes, administration de la défense, ainsi que les hommes de média sont attendus.</p>
<p>Ringo est un opérateur de télécommunications, spécialisé dans la fourniture d&#8217;accès Internet, dont les opérations ont été lancées officiellement le 03 novembre 2008. Son réseau de technologie 3G+ (Mc Will) couvre actuellement les villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam, Kribi, Limbé et Bakassi; et dans les toutes prochaines semaines les villes de Buéa, Edéa et Ngaoundéré seront connectées. A ce jour, elle a plus de 22 000 clients à son actif.</p>


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