Le projet intégré de lutte contre le paludisme « a pour objectif principal de proposer une stratégie de lutte contre le paludisme, à base communautaire, adaptée aux différentes conditions épidémiologiques rencontrées sur le tracé du pipeline Tchad/ Cameroun », explique Calvin Zang Oyono, directeur adjoint de la Cotco.
Lors de son lancement officiel hier jeudi 22 avril 2010 à Yaoundé. Financé à hauteur d’environ 750 millions de F Cfa par la Fondation Exxon Mobil, il s’étendra sur trois ans le long de l’oléoduc Tchad/Cameroun en territoire camerounais, de Ebomè dans le département de l’Océan à Mbaimboum dans le Mayo Rey. Zone propice à la propagation des moustiques vecteurs du paludisme. Le projet sera mis en œuvre par l’Association camerounaise pour le marketing social (Acms). Les autres partenaires sont le ministère de la Santé publique, les Universités de Yaoundé I et de Bordeaux II, Sanofi Aventis et le Service médical international (Smi). Concrètement, il s’agit au cours de cette période, d’identifier les facteurs influençant l’endémicité liée au paludisme dans la zone d’intervention du projet ; augmenter d’au moins 80% le taux de couverture par les méthodes de prévention au sein de la population concernée ; augmenter de 80% le nombre de cas de paludisme correctement traités ; sensibiliser les populations sur les méthodes validées de préventions et de prise en charge ; évaluer l’impact des interventions intégrées sur la santé desdites populations.
Dans un premier temps, 80 villages sur les 234 dénombrés, soit 150.000 personnes dont 27.000 enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes sont les bénéficiaires du programme. Les principales activités sont : études entomologique, épidémiologique et comportementale liées au paludisme ; distribution de 75.000 moustiquaires imprégnées aux insecticides; prise en charge communautaire des cas de malaria simple. En clair, durant les années de mise en œuvre du projet, des études seront menées sur les moustiques vecteurs du paludisme et les parasites, des sites d’observation de l’évolution seront implantés ; la formation des personnes ressources, celle des relais communautaires pouvant prendre en charge les cas de paludisme simple à domicile, la production et la distribution des kits de sensibilisation et d’éducation aux techniques de prévention contre le paludisme, etc.
Un programme « riche et ambitieux » selon le Pr. Biwolè Sida, Inspecteur de services médicaux et paramédicaux au ministère de la Santé publique. Ce dernier au nom de sa hiérarchie « invite tous les acteurs concernés par ces activités à les mener avec beaucoup de détermination, de rigueur et d’ardeur au travail ». Au regard des défis que peuvent susciter la réalisation d’un tel programme. Il est certain que leur engagement aux côtés des pouvoirs publics ne peut qu’être bénéfique au bien-être des populations du Cameroun. Où le paludisme est la principale cause de morbidité (41%) et de mortalité (43%) dans les formations sanitaires.
CECI n’EST QU’UN ECRAN DE FUMEE POUR EVITER QU’ON PARLE DU PETROLE QUI EST EN TRAIN DE SE DEVERSER DANS NOTRE BEL OCEAN ATLANTIQUES…………………SALAUUUUDDDSS