Le Messager est très honoré de votre visite. Que nous vaut l’honneur de votre présence dans nos locaux ?
S.E. Miki Arbel : C’est une occasion pour vous signifier notre remerciement pour nous avoir invité à partager avec vous la vision commune que le Cameroun et Israël ont en tant que deux pays amis depuis longtemps. Les deux pays partagent beaucoup de choses. Au-delà des relations diplomatiques, il y a des échanges culturels, le partage des savoirs faire, etc. C’est vrai aussi que la situation du Moyen Orient préoccupe tout le monde. C’est tous les jours qu’on voit à la télé, même dans votre journal, dans la page internationale, des choses qui se disent sur ce sujet. Mais ce n’est pas notre raison d’être ici. Notre démarche procède de quelque chose de complètement différent. Nous voulons profiter de cette visite si c’est possible pour élargir notre panel de travail au Cameroun et c’est ce qui explique la présence du directeur Afrique de l’Ouest et du Centre au ministère des Affaires étrangères d’Israël en ce moment et qui nous accompagne au cours de cette visite.
S.E. Marc Attali : Pour moi, c’est la première visite au Cameroun en tant que directeur Afrique du Centre et de l’Ouest au ministère israélien des Affaires étrangères. Je suis de près ce qui se passe ici au Cameroun au plan bilatéral, dans le continent et au plan international. Le but de ma visite, le premier puisqu’il y en a plusieurs, est de voir de près le travail de notre ambassade au Cameroun. Le deuxième but de ma présence est de rencontrer les autorités camerounaises, la communauté des affaires, les leaders académiques, les médias, les citoyens et hommes d’affaires israéliens résidant dans votre pays. Au départ de Jérusalem, j’avais une idée globale de l’Afrique et du Cameroun, or le contact humain est indispensable quand on parle des rapports entre deux Etats et deux sociétés. Je pense que le facteur humain dans les relations Israël – Afrique joue un rôle très important.
Parlant justement de ces relations avec l’Afrique, Excellences, on n’a pas l’impression qu’Israël y investit beaucoup. Les domaines les plus visibles de sa présence sur le sol africain concernent le domaine de la sécurité et du matériel de transmission. Au Cameroun, il y a notamment la formation des éléments de la Garde présidentielle et du Bataillon d’intervention rapide (BIR), un corps d’élite de l’armée camerounaise très redouté actuellement. Quels sont les axes prioritaires de la coopération entre votre pays et le Cameroun ?
S.E Miki Arbel: La coopération entre Israël et le Cameroun recouvre plusieurs domaines. Mais il faut savoir que la question relative à la sécurité se passe entre le secteur privé israélien et le secteur public camerounais. Personnellement, c’est dans la presse que j’ai lu des articles relatifs à la création du BIR (Bataillon d’intervention rapide). Tout comme les autres Camerounais, je suis impressionné par les résultats. Certes ce sentiment peut apparaître très relatif, car le positif côtoie souvent le négatif. Comme cela a été dit dans les journaux, je suis impressionné, et au-delà de moi, Israël et les autres pays occidentaux. Comme vous le savez, la sécurité doit être renforcée pour préserver l’économie du pays. En tout cas, nous avons focalisé nos activités, en ce qui concerne l’ambassade, à la vie culturelle ; à la coopération avec les échanges et la transformation des savoir faire dans la vie agricole, notamment avec les méthodes d’irrigation goutte à goutte qui sont très connues ; et sur le partage des connaissances dans les domaines de la technique et des sciences avec les pays amis d’Afrique.
A propos de l’agriculture, vous avez réussi à faire d’un désert une terre cultivable qui produit beaucoup. Qu’est-ce-que cette expertise israélienne peut apporter à l’agriculture camerounaise qui a vraiment besoin d’un concours fort pour que le Cameroun se hisse au niveau d’Israël ?
S.E. Marc Attali : Premièrement, faisons un peu d’histoire. Le système de coopération internationale d’Israël avec l’Afrique remonte dans les années 50, c’est-à-dire, bien avant les indépendances. Israël est un des premiers Etats au monde à venir en aide aux pays africains. A l’époque, le pays avait peu de ressources, peu de moyens. Nous avons établi nos premières relations avec le Ghana. Israël (moderne, s’entend bien sûr, puisque le pays est aussi vieux que le monde) avait à peine neuf ans. Israël a vu dans le continent africain, un partenaire naturel. Nous sommes deux peuples qui ont souffert dans leur histoire : domination étrangère, colonisation, oppression. C’est la raison pour laquelle Israël partage son expérience avec le continent africain, malgré le peu de ressources que nous avions à l’époque, même si jusqu’aujourd’hui Israël n’est pas un grand donateur. Mais nous avons beaucoup investi dans la recherche scientifique : médecine, infrastructures… Quand un pays n’a pas de moyens, de ressources naturelles, il faut investir dans le savoir. Mais nous ne sommes pas égoïstes. On est là aussi pour partager notre savoir avec nos amis africains via les technologies développées en Israël dans tous les domaines. Contrairement à d’autres pays, on ne parle pas d’aide mais de coopération. Nous, on apprend aussi beaucoup de vous et inversement. Quand ces deux facteurs se joignent, on peut aussi créer des choses nouvelles. C’est ça le sens de la coopération entre Israël et les Etats africains.
Nous avons des rapports diplomatiques avec trente neuf (39) pays africains au sud du Sahara sur les quarante sept (47), et neuf (09) ambassades sur le continent (en moyenne chaque ambassade couvre cinq pays). Nous avons des ressources limitées mais il y a une chose que je pense qui est importante : c’est notre valeur ajoutée en tant qu’Israéliens. On n’est pas là pour signer des chèques et financer des grands travaux à hauteur des milliards de dollars. Ce qu’on apporte avec nous, c’est l’accumulation de tout ce qui a été créé, inventé, développé en Israël depuis l’indépendance moderne. Le gouvernement israélien a investi beaucoup d’argent dans la recherche scientifique. Aujourd’hui quand on voit un projet de technologie agricole même s’il ne coûte pas cher, il faut savoir que beaucoup d’argent a été investi pour arriver à ce résultat. Aujourd’hui, ce contexte n’a pas changé. Israël voit dans le Cameroun et dans les amis du continent africain, un intérêt commun, réciproque. Pour renforcer cette coopération, pour renforcer certains projets, pour appuyer la communauté des affaires. Il y a une forte croissance en Afrique. On voit les investisseurs étrangers. Israël n’est pas une exception. Aussi on a un rôle à jouer dans cette coopération pour le développement du Cameroun. Dans l’économie globale, c’est possible.
S.E. Miki Arbel (en anglais, traduction libre de la rédaction) : Je voudrais vous donner une illustration de ce qu’il vient de vous dire : nous avons séjourné dans le désert sans eau, dans des conditions climatiques extrêmes. Nous avons survécu à ces conditions difficiles. La moitié de notre territoire est désertique. Cette expérience nous a permis de développer un système d’irrigation sophistiqué, appelée « Goutte à goutte ». C’est un système qui permet à la plante de puiser à travers ses racines juste la quantité d’eau nécessaire à son développement. Au Cameroun, j’ai été sidéré de voir les gens, partout où je me suis rendu, utiliser des quantités stupéfiantes d’eau pour irriguer leurs cultures, croyant sans doute que la productivité dépend de la quantité d’eau utilisée ! Ce qui n’est pas vrai. Dans certains cas, c’est même le contraire. Des fois, juste 10% de cette eau s’avère utile. Le système du goutte à goutte sied parfaitement à une zone comme celle du septentrion camerounais qui est proche de l’environnement israélien. C’est la preuve qu’on peut produire plus en utilisant peu d’eau.
S.E. Marc Attali (en anglais, traduction libre de la rédaction) : Il y a divers projets de développement dans les domaines de l’agriculture, comme M. l’Ambassadeur vient de le dire. Pour l’année qui vient de débuter, on a des projets dans le cadre de l’élevage du bétail (production du lait) et de la volaille de même que dans la médecine, précisément l’ophtalmologie. Il y a en cours un accord des «média training» (dans ce cadre plusieurs journalistes camerounais se sont formés en Israël), etc. Nous sommes aussi en train de travailler sur un accord avec des laboratoires dans le domaine des pesticides. En cinquante ans de coopération avec l’Afrique, 260.000 stagiaires de tout le monde entier ont suivi des cours de formation ou de perfectionnement en Israël.
Sur le secteur de la diplomatie, on constate comme une certaine ruée d’Israël dans le business. Un exemple, en Côte d’Ivoire on voit des hommes d’affaires israélites reprendre des pans entiers de l’économie nationale au détriment des hommes d’affaires européens, par exemple des Français qui ont de la peine à garder leur pré carré face aux convoitises de vos compatriotes. Est-ce une nouvelle politique de votre Etat en direction de l’Afrique subsaharienne ?
S.E. Marc Attali : Il n’est pas question de remplacer qui que soit. Quand on parle de business et qu’il y a des hommes d’affaires qui profitent de toute opportunité pour faire des affaires, ce n’est que très normal. Sur le plan politique, nous encourageons les Israéliens à investir en Afrique. Je peux mentionner comme exemple le fait qu’en septembre dernier, quand le ministre des Affaires étrangères effectuait des visites dans le continent africain, il était accompagné d’une forte délégation d’hommes d’affaires. Dans chaque pays qu’il a visité, il y a eu des accords de coopération signés de même que des séminaires économiques qui ont été organisés sur place pour faire découvrir les opportunités des affaires dans chaque pays. Nous avons visité l’Ethiopie, le Kenya, le Nigeria, le Ghana et l’Ouganda. D’autres visites sont prévues. Je ne crois pas trahir un secret en disant que nous travaillons actuellement à faire venir le ministre de l’Agriculture en visite en Afrique et surtout au Cameroun. Là aussi, il sera accompagné des opérateurs économiques et des experts du monde des affaires spécialisés en agriculture. Cela fait partie de notre politique de relancer, d’encourager et de soutenir le secteur privé à travers le soutien gouvernemental israélien en collaboration avec les différents Etats, pour trouver et explorer des opportunités de faire des affaires.
Excellence, on ne saurait achever cet entretien sans évoquer le problème israélo-palestinien. A la veille de la visite du vice-président américain Joe Biden au moyen Orient dans le cadre des négociations indirectes, le ministre de l’Intérieur israélien, prenant tout le monde de court y compris le Premier ministre Benyamin Netanyahou, a annoncé la poursuite de la colonisation à Jérusalem et en Cisjordanie. Cette annonce n’est-elle pas de nature à compromettre ces négociations et en définitive le processus de paix ?
S.E. Marc Attali : pas du tout. On a tendance à voir les problèmes des villages israéliens en Cisjordanie, dans la région de Jérusalem comme le centre du problème du conflit israélo-palestinien. Ce n’est pas le cas. Déjà, le terme « colonisation » revêt une forte coloration péjorative. Ce qui est colonisation pour vous est pour nous simplement le désir de construire des quartiers pour la population d’Israël. A propos de la décision du ministre de l’Intérieur, ce n’est pas un secret de dire qu’il y a des divergences entre Israël et les Etats-Unis sur certaines questions liées au processus de paix. Car dans les rapports qui existent entre nos deux Etats, il y a aussi des choses sur lesquelles on n’est pas souvent d’accord.
En ce qui concerne les Palestiniens, chaque prétexte est bon pour bloquer les négociations. Vous me donnez l’opportunité de faire certains éclairages. Premièrement la décision que vous évoquez émane de la municipalité. Deuxièmement, dans les médias, on parle de Jérusalem Est, ce qui n’est pas vrai. Selon les informations relayées dans la presse, on croirait qu’Israël est entrain de construire sur l’esplanade des mosquées. Israël veut renouer le dialogue, cela est un fait. Le problème c’est qu’en face, on n’a pas d’interlocuteurs vraiment sincères pour aller au bout des négociations. Je pense que la visite de monsieur Biden (le vice-président américain, ndlr) est importante pour relancer le processus de paix. Israël a sa position sur cette question. Israël est prêt de renouer et de relancer le processus de paix pour arriver à une paix avec son voisin. Et c’est la chose la plus importante et la visite du président Joe Biden participe d’une volonté commune.Au lieu de cela, certains parlent de provocation. Sachez qu’il n’en est rien et qu’il ne s’agit pas d’embarrasser notre hôte comme le relèvent d’aucuns.
Excellence, on va profiter de votre présence au Cameroun pour en savoir un peu plus sur l’état de santé d’Ariel Sharon. Son état s’est-il amélioré ?
S.E. La situation n’a pas évolué. Sa santé n’a pas connu de changement et il est toujours dans le coma.
Un autre sujet alimente actuellement la chronique internationale : la question du nucléaire iranien… (il interrompt la question)
S.E. Marc Attali : C’est une très bonne question. Aujourd’hui, le plus grand problème qui se pose est celui d’un Iran nucléaire. C’est un problème international. Un Iran nucléaire est une grande menace pour la stabilité non seulement du Moyen-Orient, mais d’une manière générale du Monde. Voilà pourquoi nous pensons qu’il faut arrêter le programme nucléaire iranien. Il y a eu des débats au sein du conseil de sécurité de l’organisation des nations Unis (ONU) sur cette question. Il y a eu un large consensus des parties concernées aussi bien au sein du monde arabe qu’ailleurs. Le problème iranien représente une menace internationale. De nouvelles sanctions sont à prévoir contre l’Iran.
Est-ce à dire qu’Israël est prêt à accepter la décision de la communauté internationale qui, sous l’égide des Nations unies, penche plutôt pour des sanctions économiques au détriment de l’option militaire que votre gouvernement préconise…
S.E. Marc Attali (sur un ton tranché) : Israël fait partie de la communauté internationale. En tant que membre à part entière de la communauté internationale, on a la même compréhension de ce problème.
Un autre fait qui met Israël au-devant de l’actualité internationale est lié à l’assassinat à Dubaï d’un chef militaire du Hamas, dit-on par les services secrets israéliens, le Mossad qui a usurpé l’identité d’honnêtes citoyens européens pour perpétrer le coup…
Marc Attali (il coupe la question) : On a regardé comme vous cette information à la télé. Mais vraiment, peut-on aujourd’hui affirmer avec exactitude que ce sont des Israéliens qui ont fait ça ? Comment cela peut-il être vérifié ? Toute cette affaire procède, à mon humble avis, des constructions médiatiques.
Qu’est-ce qui justifie à votre avis la haine du Juif, l’antisémitisme dans le Monde ?
S.E. Marc Attali (un tantinet agacé) : C’est à déplorer, mais il faut plutôt poser la question aux antisémites pour connaître leurs raisons. Quant à moi, je voudrais simplement vous retourner la question : pourquoi y a-t-il du racisme dans le monde ? C’est un phénomène qui doit être condamné. Il faut se battre contre le racisme comme il faut se battre contre l’antisémitisme.
Une question sportive pour détendre l’atmosphère. Israël fait partie de l’UEFA (l’Union européenne de football association), mais comment peut-on expliquer que les salaires faramineux qu’on a retrouvés en Europe ne sont pas appliqués dans votre championnat qu’il faut le reconnaît n’est pas aussi huppé que les autres ?
S.E. Marc Attali : On s’entraîne là-dessus. On fait de notre mieux pour arriver au niveau européen. Souvent, on a des succès, souvent, on n’en a pas. Dans le sport, il y a toujours un gagnant et un perdant. Nous avons quand même de très bons joueurs qui évoluent au sein des ligues européennes et de bons joueurs africains qui jouent en Israël. Nous avons exporté notre entraîneur sélectionneur Avram Grant en Grande-Bretagne. Dans le domaine du sport et surtout du football, nous avons beaucoup à apprendre de vous (rires). Si vous avez quelque secret professionnel, il faut nous le dévoiler.
Cet entretien s’achève, vous avez peut-être un dernier mot…
S.E. Miki Arbel : j’ai la joie de lire chaque matin votre journal qui est très sérieux. Vos informations couvrent tous les sujets qui secouent le pays. Vous critiquez le gouvernement avec crédibilité.
S.E. Marc Attali : c’est le moment de remercier tous les interlocuteurs que j’ai rencontrés depuis que je suis au Cameroun. J’ai découvert un peuple accueillant avec une ouverture d’esprit. Je parle à tous les niveaux : les membres du gouvernement, les médias, la communauté des affaires, etc. Je me félicite des bonnes relations diplomatiques qui existent entre nos deux Etats et nos peuples.
Entretien avec la Rédaction

Quelques remarques :
- l’article ne nous dit pas qui est ce monsieur. On devine que c’est un diplomate isrélien
- le journaliste dit que le Bir est « très redouté actuellement » : exact, vu ce que ce corps d’élite peut faire subir à de paisibles citoyens
- l’Israélien dit qu’il est impressionné par ce corps d’élite, de même que les autres pays occidentaux : les US Marines ou les Rangers, voire la Légion étrangère française doivent déféquer dans leur froc rien que d’entendre parler du Bir.
- selon le diplomate « ce sentiment peut apparaître très relatif, car le positif côtoie souvent le négatif » : ce type fait comme s’il ne connaissait pas les Camerounais qui peuvent gâter la meilleure sauce avec leurs frasques
- ‘ j’ai été sidéré de voir les gens, partout où je me suis rendu, utiliser des quantités stupéfiantes d’eau pour irriguer leurs cultures, croyant sans doute que la productivité dépend de la quantité d’eau utilisée’ : les camerounais commettent les mêmes excès avec l’eau qu’avec la bière. lls pensent que cette dernière maintient la santé (regardez certaines campagne de pub)
- Avez-vous remarqué qu’il ne cite pas un seul instant Biya et encourage Le Messager dans sa critique du gouvernement ?
Si je suis bien ce que dit ce directeur Afrique du Ministere israelien des affaires etrangeres, le BIR est donc tenu et commande par des mercenaires israeliens, et non pas par la cooperation officielle qui est regie par les lois internationales ou les conventions de cooperation.
Mais c’est tres grave qu’il y ait un corps arme dans un pays constitue de mercenaires a la solde d’une mafia.
C’est terrible que notre armee officielle reste sans reagir a cette marginalisation.
nous devons être reconnaissants vis à vis des autorités israéliennes, elles font un très bon travail en relation avec les dirigeants français dans la colonie française du Cameroun.
Grâce aux autorités israéliennes, nous avons le bir, qui fait le même travail à la population de la colonie française du Cameroun, que l’armée israélienne fait en palestine.
Je me demande parfois comment ces gens peuvent faire souffrir tout un peuple en sachant ce que hitler les a fait subir?
INDEPENDENCE NOW!
video manhitoo http://www.livinginafrica.net
time is coming, time is coming.
Je pense pour ma part que cet article a le mérite de couvrir l,ensemble des questions touchant à l’actualité Israel. Cependant, aussi vrai que nous aimons Israel nous nous devons de les exhorter à trouver une solution pacifique au conflit qui les oppose aux palestiniens.
Israel se doit de montrer l’exemple en affichant une réelle détermination en faveur de la paix.
Le BIR entrainé par des mercenaires !!!!!!!! Je comprends beaucoup de choses maintenant. Il faudra qu’on nous dise combien coûte cet « encadrement » au contribuable camerounais.
Comment ne pas relever d’abord l’hypocrisie de la première question de la rédaction : « Que nous vaut l’honneur de votre présence » ? Mais c’est que les deux représentants de l’État colonisateur, acteur de l’apartheid, qui a commis les crimes de guerre de Gaza, étaient invités par notre journal.
Le BIR a été évoqué de loin : pourquoi ne pas parler des faits, les exactions de Tiko, par exemple, et de l’appréciation que l’on peut faire de l’ »expérience » de la soldatesque israélienne, reconvertie en mercenaires, contre les palestiniens qui leur sert de carte de visite pour les contrats avec notre très grand homme.
Autre affirmation de nos journalistes : »A propos de l’agriculture, vous avez réussi à faire d’un désert une terre cultivable qui produit beaucoup ». Vieux mythe, vieille propagande éculée, dont la reprise ici ne manifeste qu’une forme de paresseuse ignorance. D’où venaient les fonds permettant d’investir sur des terres confisquées aux palestiniens. Qui y travaille sans garantie de l’emploi, avec des salaires de misère, etc ?
Comment une ressource rare, l’eau a été confisquée par la violence aux palestiniens au seul profit des colonisateurs, tandis que les gazaouites subissent les mêmes coupures d’eau qu’au pays ?
Quel scandale de ne rétorquer par aucune question sur la prétendue responsabilité de ceux qui continuent à se faire exproprier par la violence, les palestiniens, dans la rupture de négociations qui depuis 1992 et les accord d’Oslo, n’ont eu pour origine que la volonté d’Israël détendre son espace vital » dans la région. Quel euphémisme que de rebaptiser cela : « le désir de construire des quartiers pour la population d’Israël ».
Vraiment, chers amis du Messager, vous avez fait ici un énorme faux-pas, que je vous conseille de compenser par l’interview -je n’en doute pas, plus agressive- d’un responsable palestinien.
L’une des décisions les plus intelligentes que biya a prises a été de developper la coopération avec Israel .Il faut s’allier aux forts .Il y’a quelques mois des bandits et des coupeurs de route venaient commettre des exactions au cameroun et s’enfuyaient par mer ou terre , aujourd’hui la situation sécuritaire s’est améliorée , donc mention bien.Nous sommes dans une sous région instable , nous devons montrer nos muscles pour décourager les Etats ou des groupes malintentionnés . Quand biya fait ce qui est bien je dis c’est bien ; quand il fait des conneries je le dis .Nous devons developper encore plus la coopératio avec israel dans la recherche agricole , médicale et militaire et des biotechnologies.Welcome Israel !
@Baba Dadda, @Barthos,
le BIR entraîné par des mercenaires!!! à mon sens un non probleme, car le Cameroun étant un Etat souverain, peut faire entraîner son armée ou ses corps de défense par qui il veut ou qui il trouve bon à le faire sans avoir à donner ou à rendre compte à quiconque…le fait que les éléments du BIR, je dirais mieux certains éléments du BIR fassent certaines exactions ne donne aucune raison à jeter du discrédit à tout le corps qui depuis sa mise sur pied fait un excellent travail aux frontières du Cameroun avec le Tchad, la RCA, et le Nigeria voisins…pour ceci nous nous devons en bon camerounais patriotes, de reconnaître ce travail excellent fait par nos frères au risque de leur vie pour assurer la paix à nous autres derriére nos claviers d’ordinateurs, pour assurer une vie paisible aux compatriotes de ces zones qui patiquent l’élévage, activité grâce à laquelle nous pouvons nous permettre de manger la viande de boeuf à Yaoundé ou à Douala…ce n’est pas parceque certains commettent certaines exactions que tout le corps doit être discrédité, et d’ailleurs ils y a plusieurs qui ont été sévèrement punis pour indicipline, ce qui est vivement à encourager pour qu’il régne toujours la dicipline au sein du BIR…
@Alino
Le BIR est entraine par des mercenaires. Et le BIR est sous l’autorite d’une seule personne. Le BIR est donc une milice privee au service d’un SEUL !
Il y a donc probleme d’avoir des mercenaires etrangers au service d’un seul citoyen. Ou prend il l’argent pour les payer s’ils ne sont la que pour sa protection ? Dans les caisses de tout le monde (caisses de l’Etat).
S’il venait a perdre les elections et que l’armee reguliere s’interposait pour faire respecter la volonte de l’Etat (resultat du vote), le BIR aurait les moyens, dirige qu’il est par des relations et choix de mercenaires etrangers a sa solde, de faire la guerre a l’armee reguliere, et de declencher une guerre civile.
Allez donc faire votre baratin a d’autres…
Ainsi donc,le BIR serait un produit israélien !
Et c’est pour cela qu’ils ont terrorisé les populations camerounaises de Limbé, au mois de février !
Pour faire gouter aux camerounais la terreur qu’ils font subir aux palestiniens, en palestine,depuis des lustres.
Ceci explique donc cela ! On comprend mieux.
On comprend aussi mieux,
pourquoi les véhicules du BIR ne peuvent pas respecter le code de la route.
Comme israel leur parrain ne respecte jamais les résolutions de l’ONU.
Ils ne respectent jamais les droits des autres usagers de la route,
comme israel ne respecte jamais les droits des palestiniens.
Ce qu’il y a de regretable dans notre cher et beau pays c’est que dès qu’une structure ou organisation créée par le PR réalise des prouesses sur le terrain, une autre frange de la population commence à se liguer pour critiquer ladite structure. Ce fut par exemple le cas du commandement opérationnel. Depuis un certain temps un groupuscule avec la bénédiction de certains médias tentent à vouloir peindre le BIR en noir ceci pour quel objectif obscur et inavoué ? Nous sommes tout à fait conscient que certains passent leur temps et trouvent une source d’arguments à travers certains tares du système pour ce faire un nom et remplir leurs journaux d’inepties. Mais en fait c’est regretable et malhonnête. Je met à défi tout camerounais qui a vêcu dans le septentrion il y a de cela 5 à 10 ans et qui continu à vivre aujourd’hui dans le grand nord pour qu’il vous donne son point de vue sur l’extraordinaire prouesse qu’ont réalisé les éléments du BIR pour sécuriser cette partie du pays et le Cameroun en général. Tous ceux qui tirent sur le BIR ne sont-ils pas ceux là mêmes qui fomentaient des coups tordus pour porter atteinte à la stabilité de nos Institutions ? Comme l’a si bien dit l’ambassadeur, le positif côtoie toujours le négatif. Que vous le vouliez ou pas le BIR continuera paisiblement à faire son travail. Aux rebelles de se décourager.
BIR est l’element moteur de la paix armee du Cameroun. D’emblee, il est necessaire de noter qu’il existe deux formes de paix, celle positive qui entraine un developpement durable, c’est a dire que se soigner, se loger, se nourir ne constitue pas un parcours du combattant. Mais par contre la paix negative repose sur l’injustice sociale, ou l’ensemble de ressources du Cameroun est dillape et concentre entre les mains d’une infine partie de la population, c’est a dire les impots des Camerounais ne servent qu’a certains jouisseurs. Aussi longtemps qu’il n’y a pas une veritable politique de lutte contre le chomage de jeunes, l’inflation, et la mortalite infantile, et mesure d’accompagnement pour recaser nos freres de Ntaba et autres, les signes de revoltes seront toujours presents, et le taux de criminalite irait a jamais grandissant. So, les Camerounais n’ont pas besoin de la BIR, mais du boulot, ou de la relance d’une classe moyenne au pays, surtout que nous avons un marche de 150 millions au Nigeria, et access au Congo Democratic, bref dans la sous-region, nous avons un marche de 270 millions de Consommateurs. Il faut a la tete du Cameroun un chef chantier dote d’une certaine vision pour comprendre ce Lingua Franca et non quelqu’un qui sejourne pratiquement en foret, et de se faire passer pour l’homme Lion/elephant au point de plus comprendre comment le monde fonctionne hors de sa brousse. Ceci dit , avec un salaire moyen de 150.000, certains problemes devraient se resoudre d’eux-meme, car de plus en plus les jeunes penseront a former de famille. Comme souligner plus haut, la BIR reduit la marge de manoeuvre de l’armee loyale en cas de hold- up electoral. Comme d’autres pundits sur le Cameroun, je crois que 2011 est un Zero Sum Game pour les Camerounais, et l’equipe gouvernementale actuelle en est consciente.
Le 24 mars prochain le RDPC fêtera ses 25 ans d’existence. L’âge de la maturité. Par contre il y’a un autre évènement non moins symbolique pour les adeptes des symboles qui marquera fortement cette célébration est-ce un effet de hasard ou alors une coincidence non moins importante. Le 24 mars prochain S.E. Paul BIYA Président de la République du Cameroun, Premier magistrat et Chef Suprême des Forces Armées célèbrera exactement son 10.000 jour au pouvoir soit 28 ans de règne. Quelle curieuse coincidence ? Que seules ceux qui maîtrise la symbolique des chiffres puissent éclairer notre lanterne. Dans 10 jours notre PR va faire exactement 10.000 jours au pouvoir. Il faut être né avec des grâces pour faire face à de pareilles coincidences. Nous Camerounais nous devons nous en réjouir.
Je suis stupefait par le fait que le gouvernement camerounais permette a des milices privé de ce développer sur son sol. Cette milice (BIR) dirigé par le mercenaire Avraham Sivan pourrait un jour renverser le pouvoir a l’aide de son armée privée de 5000 hommes. Le président devrait y penser au lieu de faire monter sans cesse cet ariviste que l’on dit corrompu et corrompant. Si mes informations sont bonnes, Monsieur Sivan touche a tout au Cameroun : Communication, Sécurité mais aussi boites de nuit et drogues lourdes qu’il a introduit au Cameroun par des raiseaux libanais. C’est un secret de polichinel, tout le monde est au courant mais personne n’ose s’opposer a lui par crainte de représailles.
Je conseil vivement aux autorités (celles qui ne sont pas encore les complices de cet escrot international) de ce reveiller et de stopper ce caid qui apperement n’a peur de personne. Son ascention avec la bénédiction présidentiel porte un grave préjudice a l’image du Cameroun et au concepte d’Etat de loi qui semble bien désuet lorqu’on analyse les actes impunis de ce Monsieur. Sa force millitaire lui permet d’assumer ces actions en plein jour sans meme essayer de voiler ces action. Entre escrocris, contrats aux montants vertigineux obtenu par des rétrocomissions collossales, intimidations et traffique en tout genre il semblerait que grace a ce monsieur le Cameroun prenne des allures de Colombie….
Nous le blackos on as la tendence de oublier vite.. Sans le BIR on est dans la merde de tout les autres payes autour de nous ! Vive la paix au Cameroun!!