La cérémonie était sobre et discrète. Les invitations ont été lancées par téléphone par le lauréat lui-même. Et autour d’un repas confraternel au restaurant Le Palais situé non loin du carrefour Idéal à Akwa-Douala, le tout arrosé de bière, El Pacho, lauréat de l’ « Armoise d’or » du journalisme de lutte contre le paludisme –le premier du genre- a présenté son Prix : un laptot de marque Toshiba et une somme de 400 euros (environ 250 000 Fcfa). Décerné par Pr Pierre Lutgen pour le compte de l’Iwerliewen Fir Bedreete Volleker (Ifbv), cette Armoise d’or qui a été présentée vendredi 12 mars, porte également la « signature du chercheur camerounais Jean Nké Ndih de l’Université de Louvain La Neuve », a tenu à préciser El Pacho.
« Monsieur El Pacho a publié au cours de l’année 2009 plusieurs articles expliquant à ses lecteurs les causes de ce fléau, ses effets et ses séquelles, ainsi que les moyens de lutte. Il a eu le courage à plusieurs reprises de fustiger des positions trop timides de fonctionnaires ou d’agents de la santé publique. Il s’est fait un défenseur convaincu de la fumigation intérieure des habitations au DDT comme recommandé par l’Oms et pour la thérapeutique de la tisane d’artemisia annua (armoise annuelle). Des essais cliniques récents faits à l’Université des Montagnes et à la Clinique de la Cité Verte ont montré que cette tisane avait un taux de guérison proche de 100 %. », explique Pierre Lutgen. Au nom des confrères invités, Jacques Doo Bell a félicité le récipiendaire et dit une prière de bénédiction à son endroit. Beaucoup ont simplement émis le vœu qu’El Pacho ouvre ainsi la voie à d’autres titres de reconnaissance pour l’ensemble de la presse nationale. Un prix similaire est à prendre en 2010. Avis à tous les confrères.
L’IFBV est une ONG de droit luxembourgeois composé de scientifiques et de chercheurs travaillant sur les méthodes de lutte contre les maladies tropicales.(cf.iwerliewen.org). Les chercheurs de l’IFBV ont mené des études qui laissent savoir qu’une maladie à l’instar de la malaria peut être éradiquée (comme ce fut le cas dans plusieurs pays de l’Occident) par fumigation du DDT. En outre, leurs études prouvent que la tisane de la plante appelée artemisia annua ou armoise annuelle (à base de laquelle on fait plusieurs pilules), a de vertus de guérison du paludisme.