Epreuves de nerfs pour 62 doctorants de l’Université des Montagnes

Par lemessager | Mercredi 27 janvier 2010 | Le Messager

Partagez:
  • Imprimer cet article
  • Envoyer a un ami
  • Flux RSS
  • Poster sur Facebook
  • Poster sur Twitter
  • Poster sur Digg
  • Favori Del.icio.us
  • Favoris Google
  • Buzzer sur Yahoo!
  • Poster sur LinkedIn

C’est comme si pour lui la fin du calvaire vient de sonner. Car, ce mardi 26 janvier 2010, Guy Léopold Kengni, étudiant de médecine à l’Institut des sciences de la santé (ISSS) de l’université des Montagnes (UDM) à Bangangté, semble aux anges. Il se trouve au campus de la Faculté de médecine et des sciences biomédicales (FSBM) de l’université de Yaoundé I pour les mêmes raisons que 61 de ses camarades programmés pour les soutenances de doctorat en médecine. D’après les textes du ministre de l’Enseignement supérieur, cette faculté assure la tutelle académique de l’institut basé à Bangangté. C’est ainsi que suite à son passage devant le jury n°15 présidé par le Pr Bahebeck, l’étudiant se sent rassuré. Il jubile parce que sa qualité de médecin a reçu l’onction des professeurs de la FSBM. Surtout quand il est annoncé qu’il a validé sa thèse de doctorat à 65%.

Une note traduisant l’appréciation à géométrie variable des différents membres du jury au sujet de la prestation du postulant. La « rigueur et le sérieux » de Guy Léopold Kengni a été saluée par le Pr Bahebeck. Cependant, l’éminent enseignant de médecine a dénoncé les conditions dans lesquelles le doctorant aurait mené ses travaux sur « Le traitement et l’évolution à court terme des fractures supracondyliennes des l’humérus de l’enfant à propos de 65 cas traités à l’hôpital Laquintinie de Douala». A en croire ses observations, le jeune médecin a exposé un « travail précipité ». De ce fait, il a fait savoir que dans les pays membres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES, le temps normal pour les recherches en médecine est de 18 mois. Rapporteur du jury et superviseur des travaux en question, le Pr Takongmo a mollement défendu son poulain. Il n’a rien dit lorsque le président du jury a interrogé le candidat sur « l’absence de pertinence et le manque d’innovations » de son sujet.  Pour l’encadreur, « le travail n’a pas été aisé » à cause de la distance qui sépare Douala où l’étudiant a mené ses observations et Yaoundé, celle dans laquelle devrait s’effectuer son suivi.

Zones d’ombre

Pour le Dr Farikou, membre du jury en question et praticien au niveau du centre des handicapés d’Etoug-Ebé à Yaoundé, la thèse de Guy Léopold Kengni est «originale et profonde en enseignements». C’est pourquoi, il a invité le candidat à poursuivre des études de spécialisation en vue d’approfondir cette question indéniable pour l’amélioration du travail des praticiens camerounais. Des compliments similaires ont été adressés à Serge Talom et Dorice Tchami Biamou. Cette dernière a par exemple travaillé sur les risques du diabète.

Reste que, comme  la majorité des postulants inscrits à ce programme de soutenance qui s’étale jusqu’au 29 janvier prochain, elle déplore les multiples renvois- non expliqués- qui ont jalonné leur parcours vers cette ultime étape pour l’obtention leur diplôme de médecin. Ce qui traduirait qu’en dépit de l’arrêté ministériel de 2007 reconnaissant l’ISSS de Bangangté, des zones d’ombre persistent sur la nature des relations entre les responsables de l’Association pour l’éducation et le développement (AED), promotrice de l’UDM, et certains responsables de l’administration publique camerounaise.

Guy Modeste DZUDIE (Correspondance particulière)

Partagez:
  • Imprimer cet article
  • Envoyer a un ami
  • Flux RSS
  • Poster sur Facebook
  • Poster sur Twitter
  • Poster sur Digg
  • Favori Del.icio.us
  • Favoris Google
  • Buzzer sur Yahoo!
  • Poster sur LinkedIn

17 Réactions

  1. Camer dit :

    Je pense que l’UDM a fait une grave erreur d’accepter d’etre sous la supervision de Yaounde 1. Un etudiant de l’IUT de ngaoundere ou ailleur va t’il a Yaounde pour faire reconnaitre son diplome. Lorsque l’etat reconnait un etablissement, Il reconnait egalement implicitement le diplome, sinon il ne donne pas d’accreditation.
    Soit on cree un ordre et tout le monde passe son examen, meme ceux de yaounde, ou un examen final pour tout le monde comme notre bac.
    Ceci n’est que la poursuite de la discrimation que le gouvernement a envers l’UDM depuis sa creation.

  2. John dit :

    CAMER Je suis d’accord avec toi mais il faut comprendre que c’est un combat difficilie a mener. L’UDM avait besoin de cette accréditation pour fonctionner et le ministre a posé cette condition. Qu’est-ce que les gars peuvent bien y faire à part accetper d’abord et puis souhaiter qu’un jour on ait quelqu’un de plus ouvert et que l’institut s’impose aussi plus tard par sa stature. C’est mieux que rien. Le moment viendra où ils pourront parler fort. C’est rien. Petit à petit l’oiseau fait son nid.

  3. Nguimbous II dit :

    franchement , je suis sur k’une histoire de tribalisme ou de régionalisme continue de se cacher derrière ceci! il a fallu que l’UDM sorte de terre, pour ke certaines facultés de médecine (buéa, Douala,..) naissent pour endiguer ces projets privés qui pourtant , s’il sont bien suivis par l’Etat, permettrait la bonne formation , et surtout d’avoir toujours des médecins disponibles et opérationels dans ce pays pour parer a un éventuel déficit de médecin!

  4. Camer dit :

    La medecine rime avec la securite nationale donc l’etat doit definit les contours. Je ne pense pas qu’il faille ainsi « privatiser » les ecoles de medecine. L’UDM est une structure privee. L’etat doit maintenir des methodes de regulation et des standards.
    Mais lorsque l’on refuse l’accreditation, c’est une chose, mais lorsqu’on la donne en n’imposant comme unique condition majeure la supervision de Yaounde 1, on se demande donc pourquoi l’accreditation a ete refusee depuis des annees.

  5. allain k dit :

    pour qu on se rende compte que la guinee n etait pas si petite que ca,il a fallu que nos enfants, ala quete d un doctorat en medecine y crevent .multiplions les blocages et continuons d aller nous faire soigner dans les centres de sante en france !!on empiete meme deja sur le terrain de l hopital general de douala !

  6. wadje Julien dit :

    Pourvu que l’UDM nous forme de bons infirmiers!!

  7. lemec dit :

    OUI Wadje, la solution c’est la compétence des produits de l’UDM. Tous les malades chercheront les médécins fomés à l’UDM et les tombeurs n’aurons rien à dire. UDM, mettez le cap sur l’exelence et vous verez !

  8. Camer dit :

    Si l’UDM forme de meilleurs medecin que Yaounde 1. Ce serait demander au dernier d’accrediter le premier. Or le dernier ne voudra pas avouer qu’il est dernier, il fera donc tout pour trouver a redire sur les docteurs de l’UDM pour se donner de la valeur.
    C’est cela l’enjeu pour l’UDM, mais comme vous le dite le but c’est d’avoir de bon medecins. Mais combien seront reconnu par Yaounde 1

  9. biboya dit :

    Je crois que l’UDM a montré et démontré que ses produits sont fiables et que la formation qu’elle offre est solide.
    Pourquoi douter de cette qualité quand ont connait les critères d’admisions dans les ecole comme la Faculté de Médecine de Yaoundé ( ex CUSS). Si vous avez comme moi été déjà consulté par un médecin sorti de l’UDM, vous seriez d’accord avec moi qu’il n’ont vraiment pas besoin d’une  » colonisation » venant de Yaoundé. Les enseignants sont chevronnés, les laboratoirs bien équipés, le suivi des apprenants sérieux !
    Qu’on arrête d’être complexé dans ce pays et qu’on laisse les volontaires travailler d’où qu’ils soient.

    Je suis Beti, mais je crois que les gens de chez moi, au lieu de mettre les bâtons dans les roues d’un peuple ingénieux, dont je ne veux pas citer le nom, et qu’on les encourage et reconnaisse qu’ils ont certaines compétences qui sont acquises.

    C’est dire que le Pêpe vit à Rome que de reconnaître qu’un bamiléké les meilleurs en Sciences et mathematiques au Cameroun.

    Donc il est temps que le gouvernement soutienne l’UDM pour qu’elle devienne une référence en Afrique et que nos populations soient davantage bien soignées.

    Biboya Alors…

  10. Mengue dit :

    UDM est une fierté pour le Cameroun; toutefois je pense que c’est pas mauvais qu’il travaille avec la faculté de medecine de Yaoundé. Le tutorat en lui ne donne pas la compétence aux médecins formés dans cette école. Mes frères encourageons la collaboration entre les écoles camerounaises: c’est ça aussi l’unité nationale.

  11. Bangmo Narcis Ulrric dit :

    Vous confondez collaboration et tutorat M BIBOYA. Il s’agit bien d’un tutorat qui a uniquement pour but de coloniser et donc freiner les élans progressiste de L’UDM. Yaoundé aurait du mal à accepter qu’une institution régionale privée Bamiliké de surcrois prenne le dessus sur le « caput » (tete-capitale). qui ne se rappelle pas de la celèbre declaration « tant que yaoundé respire le Cameoun vit ». Cette situaton hélas n’est pas l’apanage de la seule UDM. Toutes les institutions à caractère universitaire au cameroun vivent la meme frustration. De nombreux projets proposés par des universités dites de regions sont ainsi detournés au profit des universités de Yaudé 1 et 2.
    Si on pousse plus loin l’analyse on se rendra compte que le tutorat UDM-FSBM est à l’image de l’ensemble du pays, ou le tribalisme a été érigé en règle de gouvernance, sacrifiant l’esemble du peuple à l’hotel des manoeuves politiciennes dont le seul dessien est d’ asservir le peuple et de se servir.

  12. PATRIOTE dit :

    LE VRAI PROBLEME EST AILLEURS

    Que l’université de YDE 1 assure la tutelle académique de l’UDM n’est pas mauvais en soit. La santé et l’éducation sont des domaines très sérieux.
    Le problème du CAMEROUN et qui risque si l’on n’y prend pas garde, c’est qu’on veut rentrer dans les facultés de médecine comme l’on rentre à l’ENAM. Je suis de ceux qui pensent que les domaines liés aux sciences et à la médecine n’ont pas besoin d’équilibre régional. C’est l’équilibre régional qui est entrain de tuer le Cameroun, parce que dans les facultés de médecine, on pense que l’on devrait équilibrer. Je dis non, et c’est le pourquoi de la création de l’UDM. Les autorités Camerounaises devraient prendre l’exemple des pays d’Afrique de l’OUEST qui ne fixent pas de quotat pour l’entrée dans les écoles de formation. Il n’y a pas d’ethnie plus forte qu’une autre.

  13. kamologne dit :

    Je suis d’accord que l’UDM peut rendre service,mais ce qui me gène un peu c’est la logique lucrative poursuivie par ses responsables un peu comme les collèges et lycées privés de notre pays(cf multiplication intempestive des filières).Je suis un membre éminant de la diaspora avec une formation solide dans mon domaine.Il m’est difficile d’exprimer mon savoir faire à l’UDM,car il n’ya jamais de créneau horaire disponible pourtant je ne leur demande aucune prise en charge car étant du coin, je peux dormir chez ma grand-mère.Mon savoir-faire ne suffit peut-être pas et on voudrait que j’apporte du matériel en plus du soutien auquel je contribue de l’étranger.La multiplication des filières n’est pas une bonne chose même si je comprends que c’est pour satisfaire les contribuables.

  14. On doit arrêter le favoritisme et le tribalisme institutionnel dans ce pays.
    Pourquoi confier le soit disant tutorat de l’UDM à la FSBM dont dont connaît le menque de sérieux, et les condisions d’accès. Voilà le vice qui fait la morale à la vertu !
    Je suis allé au Cameroun il y a environ 8 mois, et ma nièce qui fait la classe 1ère m’a dit que si je veux qu’elle compose le « CUSS », que j’apprete le tchoko ! car je ne compte pas perdre son temps pour les formalités qui ne sont pas pris en comptent.

    Un ami à moi, un célèbre écrivain et professeur d’Université ( il était à l’époque à l’Université de Yaoundé), me disais que pendans les composition du concours d’entrée à l’ENS, un des responsables est venu le voir pendant la surveillance dudit concours pour lui dire  » Wèèèè j’ai pitié des enfants là ! je viens d’arrêter la liste des admis avec le bib boss, et dire que ceux qui composent là ont espoir! « , cet ami m’a avoué que cette blague ( qui était vraie) constitue une des raisons qui l’ont poussé à la démission et à venir offrir ces services en Europe.

    Les cameroun doivent intégrer la Honte dans leurs habitudes.
    Aimons notre pays et faisons le avancer, je crois que c’est le culte de l’effort qui fait avancer un pays,

  15. nlan bétis dit :

    je suis bétis comme tous c c****** qui ne savent rien faire que mettre les battons dans les roues de mes admirable frère bamiléké. nous autres bétis, nous sommes jaloux et méchant;
    si tous ces fauchés, voleurs, trfiquants…., étaient intéligents ils se coucheraient et supporteraient que les bamilékés contruisent ce pays car je suis sur d’une chose que ces gens là à eux seul peuvent nous construire un cameroun ou il fait beau vivre  » rien à envier à l’occident ».

    pauvres malheureux bétis sorté de yaoundé et allé dans les villages comme baham, batié, bandjoun, bafou, foto, bameka, bana…… laisser les bamilékés nous constuire. d’ici à 10 ans ils auront une autres université, je ne parle même pas des CES, LYCEE, CETIC car il y’en a en désordre et c’est construit par eux.

    laissez les travailler, continuer le sommeil

  16. NOTRE KAMER dit :

    je suis avec toi, mais tu fais seulement une erreur, car mm les bami qui sont dans le regime ont êtés contaminés par des bouffon et bon a rien bétis

  17. Georges dit :

    BRAVO! BRAVO! UDM . Ainsi tous les couches tribales reconnaitrons non seulement votre engagement patriotique, mais aussi vos performances en matière de production du personnel médicale. Je n’aimerais pas faire de polémique sur la question de tribalisme. Moi, comme beaucoup d’autres jeunes de ce pays sommes suspendus a vos lèvres. Bonne chance dans tous vos projets.

    Un adulateur des projets UDMois

Votre Réaction