C’est pratiquement un secret de polichinelle. Le sommet de la Communauté monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui devait se tenir à Bangui, capitale de la République centrafricaine au début du mois de décembre 2009 a été reporté. Joint au téléphone hier depuis Bangui par Le Messager, un haut cadre de la Commission de la CEMAC affirme que « pour l’instant, aucune date n’a été avancée. Il s’agit donc d’un report sine die. Vous savez qu’à la fin de ce mois de novembre, doit se dérouler l’élection présidentielle en Guinée équatoriale. C’est dire qu’il faut aménager une date acceptable par tous. Et c’est du ressort des chefs d’Etat. D’où entre autres, ce report… » Il en est de même du tournoi de football de la CEMAC qui précède généralement le sommet des chefs d’Etats et qui a aussi été reporté. Par contre, ce qu’on sait désormais avec certitude, c’est que le président en exercice de la CEMAC, François Bozizé et chef de l’Etat centrafricain, effectuera très prochainement une visite à Yaoundé. Celle-ci fait suite à une invitation que lui aurait adressée son homologue camerounais Paul Biya. Des sources poches du sérail politique, les préparatifs de ce déplacement de François Bozizé seraient actuellement en phase terminale. Aussi bien au niveau sécuritaire que diplomatique. Si nos sources au ministère des Relations extérieures restent encore avares en confidences, dans les coulisses, certains diplomates en charge du dossier CEMAC affirment qu’il s’agit d’une visite de travail, et dont l’axe principal, outre les relations bilatérales, concerne justement le dossier CEMAC.
Il faut rappeler que depuis la disparition d’Omar Bongo Ondimba, une grande majorité de l’opinion en Afrique en général, et en Afrique centrale en particulier voit en Paul Biya le nouveau leader de la sous région. Ceci nonobstant quelques bouderies respectives de la part du Congo (Denis Sassou Nguesso semble lui aussi revendiquer ce rôle de nouveau leader en Afrique centrale, comme en témoigne des petites frictions dont certains médias congolais s’en sont fait l’écho récemment) et de la Guinée équatoriale (du fait de sa subite richesse). En tout cas, dans cette recherche effrénée de leadership, et face au froid enregistré dans ses rapports avec Sassou Nguesso, notamment dans les tumultes relatifs au processus de la succession à son père, mais aussi face à un conflit que le Gabon a depuis quelques années avec la Guinée équatoriale sur une affaire de discussion de nappe pétrolière, Ali Bongo Ondimba semble avoir choisi son camp. Quelques jours seulement après la fin de l’élection présidentielle au Gabon, et alors qu’il n’était pas encore officiellement proclamé président, Ali Bongo Ondimba était venu à Yaoundé faire acte d’allégeance à l’endroit d’un « père » qu’il avait aussi qualifié devant les médias de « parrain ». Ainsi vu, pour le nouveau et jeune président gabonais, après la disparition de son père Omar Bongo Ondimba, Paul Biya est « le nouveau sage de l’Afrique centrale ». Une vision pratiquement partagée par Idriss Deby Itno. Lors de sa récente visite au Cameroun en octobre dernier, le président tchadien a couvert le président du Cameroun de nombreuses éloges ; synonymes en fait d’une couronne posée sur la tête de l’homme du 6 novembre 1982, et faisant de lui pratiquement le « leader » de l’Afrique centrale post Omar Bongo Ondimba.
« Petit frère et grand frère »
Ayant donc de son côté le Gabon d’Ali Bongo Ondimba, et le Tchad d’Idriss Deby Itno, il restait donc pour le président du Cameroun d’avoir la position de la République centrafricaine de François Bozizé pour qu’il puisse faire définir les nouveaux rapports de forces dans la sous-région. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que c’est pour cette raison que François Bozizé a été invité à Yaoundé. Il s’agit en fait d’une « convocation » d’un grand frère (Paul Biya) adressée à un petit frère (François Bozizé). Entre le Cameroun et la République centrafricaine, depuis toujours, il existe des rapports plutôt cordiaux. Horsmis quelques frictions dues à l’action de quelques criminels armés (coupeurs de routes) qui sèment la terreur des deux côtés de la frontière. Dès son arrivée au pouvoir, François Bozizé s’était plus lié au doyen des chefs d’Etat de la sous-région Omar Bongo Ondimba. En 6 ans de pouvoir, le chef de l’Etat centrafricain a effectué à plusieurs reprises des visites à Libreville. Mais après la mort d’Omar Bongo Ondimba, médiateur officiel dans la crise centrafricaine, François Bozizé s’est retrouvé quelque peu orphelin et privé d’un lien affectif déterminent.
Dans une Afrique centrale ainsi sevrée du « Doyen Bongo », et où foisonnent dès lors des intérêts à la fois divers et égoïstes, le rapprochement avec Paul Biya apparaissait ainsi plus réaliste. Ceci pour des raisons historiques irréfutables. Il y a d’abord qu’une bonne partie de l’économie centrafricaine est dépendante du Cameroun. Notamment à travers le Port autonome de Douala où la Rca réalise le plus fort de ses importations et exportations. Ce qui n’est pas rien. Ensuite, les deux pays partagent une très longue frontière commune. Ce qui aussi n’est pas rien pour la sécurité des deux Etats. Et enfin, depuis le début de la crise centrafricaine, le Cameroun de Paul Biya n’a ménagé aucun effort à divers niveaux, pour voler au secours du président François Bozizé. Et cela, le président centrafricain lui en est reconnaissant. Sinon Paul Biya en l’invitant à Yaoundé entend bien le lui rappeler. Une source proche du sérail explique : « Ce qui est important à retenir est que cette visite doit pouvoir clarifier le ciel des relations entre Yaoundé et Bangui. C’est-à-dire que le grand frère Paul Biya devrait pouvoir avoir l’assurance de la sincérité de l’affection diplomatique et politique du petit frère François Bozizé dans l’univers de la sous-région d’Afrique centrale. C’est important. Les deux hommes d’Etat devraient donc pouvoir longtemps en parler avant le sommet des chefs d’Etat de la CEMAC, le premier sans Omar Bongo Ondimba, et dont les enjeux comme vous devez le savoir sont multiples et nombreux ».

Le sommet de la CEMAC ne vaut plus rien,ce sont des rencontres dont les decisions n’aboutissent jamais. Detournement d’argent a la BEAC, arrestations des citoyens camerounais,rapatriements abusifs. A quoi sert exactement ce sommet de la CEMAC?
Who care who is what and who does what?
What we the people care about is jobs, freedom, human rights and transparency in public management. powerful men in Africa use their power for themselves and therefore, we are just objects. May the end come soon?
le sommet de la cemac n’est rien d’autre qu’une kermesse où les décisions sont renvoyés au calendre grecque. C’est après 27ans de pourvoir que Biya Bi Mvondo Barthelemy Paul veut se faire introniser nouveau leader de la cemac. Mon cher Barthelemy Paul, un leadership ça se prepare. tu a hérité d’un pays prospère et tu laissera un pays de bensikin et call box. C’est normal que tout le monde veuille te contester ce leadership.
paul biya va-t-’en c’est quoi même ? pourquoi tu veux coller chewing-gum alors que tout le monde te vomis.
va-t’en va t’en , tu as foutu ce pays va-t’en
Quelle est cette histoire de Grand Frere ecrivant a Petit Frere?
Je pense qu’il est temps d’etre plus professionnel dans certains de vos articles.
Merci
Sommet de paresseux.
Aucune décision
Qu’es ce que la Cemac à apporter aux ressortissants de la sous regions? Rien du tout. Nous assistons plustôt aux rapatriements abusifs des etrangers de la guinée équatoriale, aux frontières sans sécirités, aux détournements des fonds destinés pour le developpement de la sous region, aux querelles de leader ship et quoi je ne sais encors… Biya ne peut se prétendre être ce leader si en 27ans son propre pays est passer de pays en voix de developpement à pays pauvre et très endetté. Qu’attendez-vous de lui?
Je me demande quel est l’interêt d’être leader dans une sous région ou le cameroun chaque jour se fait insulter par Obiang Nguema sans aucune réaction à la hauteur de notre position? Nous attendons une correction digne à ce prétentieux voisin. Voila une bonne manière d’affirmer son leadership et sa position de doyen……
Vivement la candidature du Cardinal Christian Tumi pour liberer le peuple camerounais.
C’est meme quoi avec ce mr qui ne veut pas quitter?Qu’il parte doucement du pouvoir,c’est trop ca.
Trop c’est trop!1,2,3,4,5………..27 ans,c’est la maison de son pere?
Comment ca Etienne!
Fous, tous fous. vous etes fous.
Dans les relations internationales quelque fois, la puissance d’un pays tiers n’est pas toujours le moyen de domination qui coure. C’est les hommes qui gèrent les états.
Et Paul Biya l’a compris en laissant la place dans la sous région à Ondimba Albert Bernard depuis le départ de feu grand camarade Mamadou du pouvoir au Cameroun en 1982.
Nul part, Biya n’a contesté Ondimba Bongo sa vie durant en plublic ni en privé. Cette maitrise de soi qu’affichait Biya avait quelque fois exacerbé, voire énervé feu Bongo qui excellait dans la provoc.
Où est le mal que le tour de Paul Biya soit là et qu’il puisse vouloir l’assumer ?
Pourquoi penser que Sassou Ngeusso, le mari de ses filles et petites filles, revenu au pouvoir suite à un coup d’état (tout le monde le sait) devienne celui par qui l’AC tournerait ou compterait ?
La sincerité de Ngeusso a été mise à mal vis à vis de ses pairs africains de l’AC quand il décide d’enterrer sa femme de fille de femme de Ondimba au Congo après sa mort au Maroc. C’est un sacrilège chez les Bantou. Ou bien n’avait il pas confiance en la succession de Bongo dont à l’époque savait qu’il était mourant?
Pourquoi veut-il que la succession de Bongo lui fasse allégence maintenant, lui qui n’a pas eu confiance en elle?
Moi je pense que Biya est sincère en amitié, quelque soit les manquements de Obiang à l’encontre de quelques Bamouns et Bamilékés de la Guinée Equatoriale car ils ne sont plus camerounais.
Il vaut mieux ne pas etre avec celui là qui ne vous accueille meme pas ou qui vous tue sur une plage (beach) pour vous empecher de rentrer chez vous comme Ngueusso le congolais.
Paul Biya, c’est le leader qu’il faut pour l’AC. Ondimba fils l’a compris. C’est aussi une rupture pour lui.
Bozizé a mis du temps pour le comprendre si je me refère à votre article.
Mais je ne crois pas à çà. Il le sais le Bozizé depuis son coup d’état. Biya et le Cameroun aussi c’est différent.
le messager il s’agit d’une invitation et non d’une convocation.
C EST SUR LE PROBLEME DE LA CBC QUE LES 2 CHEFS VEULENT TRAVAILLER EN ATTENDANT LE GRAND SOMMET DES CHEFS QUI A ETE REPORTES, VOUS SAVEZ TOUS QUE L ETAT CAMEROUNAIS VEUT METTRE DES MILLIARDS SUR LA TABLE QU EN EST IL DE LA RCA DONT LA CBC FINANCE AUSSI L ECONOMIE A 4O% AU MOINS? C EST DONC POUR ACCORDER LES VIOLONS ET METTRE LA COBAC HORS JEU QUE PAUL BIYA INVITE BOZIZE, ET AUSSI POUR AVOIR UNE POSITION COMMUNE FACE AUX DESIDERATA DE LA GUINEE EQUATORIALE QUI DE PART LA MAJORITE DE SES ACTIONS VEUT CONTROLER LA BEAC A TOUT PRIX. VOILA LE POURQUOI DE LA VISITE DE BOZIZE A YAOUNDE