Mme Haoua Adji: « Pas de tensions entre élèves tchadiens et camerounais »

Par salomon.kankili | Lundi 16 novembre 2009 | Le Messager

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Qu’est ce qu’il s’est réellement passé  les 16 et 17 octobre 2009 ?


Je relève que c’était une bagarre entre 3 élèves qui a dégénéré en une bagarre générale. Vous savez quand on blesse l’un des vôtres vous n’allez pas accepter cela. Les évènements ont commencé les 16  effectivement pour une petite question d’eau. Deux jeunes élèves ont été violentés par un plus âgé. On a pensé que l’affaire était finie parce que le surveillant a essayé de régler le problème en punissant le fautif. Ils sont rentrés tranquillement. Le 17, d’autres évènements sont venus réveiller le premier. Sauf que cette fois ce n’était pas au sein de l’établissement. Il faut bien relever cela. Ce vendredi-là tout s’est bien passé et l’on a libéré les élèves comme d’habitude à 12h45. C’est à la sortie qu’ils ont commencé à bagarrer. Nous n’avons pas su puisque l’établissement est clôturée. Quelqu’un est accouru pour appeler le surveillant. Malheureusement c’était trop tard. Ce qui a été fait était fait. Ce qui nous a été rapporté c’est qu’un élève et son ami ont attaqué un autre. Celui qui a été blessé a dû recevoir un coup qui ne lui était pas destiné (…) Il paraît que c’est un taximan (Ndlr :Bensékinneur) que l’un des élève à appelé pour lui apporter un couteau. Jusqu’à présent on ne sait pas qui a poignardé le petit Moubarack

Des déclarations sur votre établissement attestent que des élèves tchadiens nantis s’évertuent à frustrer leurs pairs camerounais…

Je l’ai lu dans un journal, vos confrères ont dit qu’il y a une tension permanente a ce sujet au collège Cheik Hamdan. Je ne sais pas si celui qui a écrit ça connaît ce collège. Je dis qu’il n’y a aucune tension entre élèves tchadien et camerounais. (…) Les élèves tchadiens ne sont pas seulement chez nous. Ce n’et pas parce qu’ils sont tchadiens qu’on ne les accepte pas. Quand ils viennent avec leurs dossiers complets nous les prenons. Ce sont les histoires du quartier. Nous on accepte toutes les catégories, c’est-à-dire qu’on ne tient pas compte de la classe sociale d’un élève. Et si ces Tchadiens étaient vraiment nantis, il y en a même qui n’ont pas encore versé un Fcfa. C’est le Camerounais, nous nous connaissons très bien. Nous aimons frustrer les autres. Quand on les voit on les appelle tchadien et c’et péjoratif. Et puis s’agissant de la bagarre générale, tout a commencé avec deux élèves natifs de Ngaoundéré. Tout ce que les Tchadiens on fait c’est de chercher à prendre leur revanche. Ce qu’ils n’ont pas réussi.

Quelles sont les mesures que vous prenez pour éviter le port d’arme au sein du collège Cheik Hamdan ?

Vous l’avez certainement remarqué en entrant. Tous les matins les vigiles sont postés à l’entrée et le long des murs, et moi-même suis pour contrôler tous ceux qui entrent. A ce niveau il n’y a pas de problème. Quant à l’ambiance au sein de lu collège, elle reste bonne.

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