Atteintes des OMD : le gouvernement et la société civile divisés

Par nadege.christelle.bowa | Mardi 20 octobre 2009 | Le Messager

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Pour Dieudonné Takouo, directeur de la coopération et des organisations multilatérales au ministère de l’Economie, de la planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), la société civile camerounaise aujourd’hui fait face à de nombreux défis dont celui de la représentativité. « Le dilemme est que, à côté d’un gouvernement qui est mandaté par le peuple, on a une catégorie d’acteurs qui de mon point de vue n’a pas été mandatée par le peuple mais qui prétend agir au nom du peuple au même pied d’égalité que le gouvernement », décrie-t-il. Relançant ainsi le débat sur la légitimité des organisations de la société civile (OSC) camerounaise. C’était au cours des journées portes ouvertes organisées le 15 octobre dernier par le Service allemand de développement (DED) à Yaoundé.


A son avis, la société civile «qui de plus en plus se réclame un rôle de partenaire incontournable à côté du gouvernement pour l’appuyer et être associée dans l’élaboration des programmes de développement », devrait au préalable résoudre cette problématique. C’est même selon lui, l’un de ses principaux défis. L’autre reproche fait à la société civile est qu’à certains moments, « on a l’impression que les osc se comportent comme des opposants. C’est-à-dire qu’elles adoptent le même discours que les partis politiques or il faut une distinction entre les osc qui doivent appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre et même l’identification des programmes de développement en faveur de la réduction de la pauvreté et du suivi évaluation de ladite politique ».

Dans ces conditions, jusqu’où les Osc peuvent-elles allées par exemple en ce qui concerne le suivi du budget d’investissement public (BIP) ? Doivent-elles uniquement servir de vernis à la bonne gouvernance ? Telles sont les questions que se posent les représentants de la société civile. Pour eux, remettre en question leur légitimité est un « faux débat », selon Charlie Tchikanda, membre de la société civile intervenant comme personne ressource à ces assises. Cyrille Tomo de l’Ong Voies nouvelles, abonde dans le même sens. Pour lui, ce débat est tout simplement « symptomatique de l’état des relations entre le gouvernement et les OSC… ». La question, explique-t-il, ne se pose pas lorsque les ONG exercent une mission de faire-valoir. Mais lorsque celles-ci entendent exercer leur rôle  « d’éveil citoyen ». Pour assumer cette mission de contrôle, les OSC se doivent de renforcer leurs capacités humaines, organisationnelles et institutionnelles.

La rencontre présidée par Maria Weitz, directrice du DED, en présence de Geert Wurthmann de l’Ambassade d’Allemagne a également été un réel moment d’échanges entre les médias et les acteurs de la société civile.

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