Comment remplir la tasse camerounaise

Par christian.lang | Lundi 18 mai 2009 | Le Messager

Partagez:
  • Imprimer cet article
  • Envoyer a un ami
  • Flux RSS
  • Poster sur Facebook
  • Poster sur Twitter
  • Poster sur Digg
  • Favori Del.icio.us
  • Favoris Google
  • Buzzer sur Yahoo!
  • Poster sur LinkedIn

Entre 1991, année de dissolution de l’Office nationale de commercialisation des produits de base (Oncpb), et 2007, les exportations globales de café sur le plan mondial ont augmenté de 20%. Comment s’est comporté le café camerounais pendant la même période ? “ Nos exportations ont baissé de 68% […] Tout se passe comme si nous marchons à reculons pendant que les autres avancent ”, déplore Michael Ndoping. Le directeur général de l’Office national du café et du cacao (Oncc) s’est exprimé ainsi le 07 mai dernier lors de l’atelier de formulation de la stratégie de développement de la filière café au Cameroun. En 1986, le Cameroun a produit et exporté 132.000 tonnes de café et était classé 12ème producteur mondial. Cinq ans plus tard, en 1991, le Cameroun a été relégué au 14ème rang avec 103.000 tonnes. En 2008, le Cameroun pointe à la 22ème borne mondiale avec 33.000 tonnes seulement. La chute de la production nationale est consécutive à une série de dysfonctionnements tant au niveau de la recherche, de la production, de la commercialisation que de la transformation.

Entre temps, le marché mondial de café s’est décontracté. “ Nous avons pris conscience de ce qu’il est temps que nous prenions notre destin en main. Nous avons tous décidé d’inverser la tendance baissière qui n’est pas inexorable ”, proclame le directeur général de l’Oncc qui dévoile quelques ressorts de son action: augmenter le volume de la production et améliorer la qualité ; assainir la commercialisation et professionnaliser les opérateurs de la filière. Il s’agit enfin de conquérir de nouveaux débouchés. Il est notamment question d’atteindre une production de 80.000 tonnes à l’horizon 2015 et de hisser la consommation interne à 8.000 tonnes, soit 10% de la production.

Pour accroître le volume de la production, il faut : faciliter l’accès aux intrants, appuyer la réhabilitation des anciennes plantations ; promouvoir l’installation des jeunes planteurs…Pour assainir la chaîne de commercialisation il faut extirper les opérateurs véreux qui achètent le café sans se soucier de respect de la réglementation en vigueur.

Partagez:
  • Imprimer cet article
  • Envoyer a un ami
  • Flux RSS
  • Poster sur Facebook
  • Poster sur Twitter
  • Poster sur Digg
  • Favori Del.icio.us
  • Favoris Google
  • Buzzer sur Yahoo!
  • Poster sur LinkedIn

Votre Réaction